+ 5, 2 % pour le gaz au 1er avril : une augmentation scandaleuse

3, 4 millions de familles sont déjà touchées par la précarité énergétique. 10 % de leurs revenus sont dépensés pour s’éclairer et se chauffer.

Pourtant, le prix du gaz va encore augmenter de 5, 2 % au 1er avril après une hausse de 20 % l’an dernier. Les tarifs auront explosé. + 60 % en 6 petites années ! En 2011, la note va s’alourdir en moyenne de 50 euros pour les familles qui se chauffent au gaz.

Paradoxalement, les cours mondiaux du gaz se sont littéralement effondrés. Mais les clients de GDF SUEZ ne le voient pas sur leur facture. Il faut signaler que la privatisation de l’entreprise, dorénavant coté au CAC 40, n’a pas diminué les prix mais amélioré les profits avec un bénéfice de 4, 6 milliards d’euros en 2010 pour l’ancienne entreprise publique.

Quelles sont nos réponses ? Le Parti Socialiste demande au gouvernement d’annuler l’augmentation et de mettre en place une véritable tarification sociale pour les familles modestes.

Il faut même aller au-delà en donnant de vrais moyens à la politique du logement quand 70 % des logements français ont été construits avant 1974 avec des normes aujourd’hui obsolètes et que 800 000 logements HLM doivent être réhabilités.

Entre l’augmentation du prix de l’essence et des tarifs de l’énergie, il y a urgence pour le pouvoir d’achat des Français !

Une réflexion au sujet de « + 5, 2 % pour le gaz au 1er avril : une augmentation scandaleuse »

  1. POUR RAPPEL : article Voix du Nord du vendredi 25 mars 2011

    Les Français n’ont pas le moral, et pour cause: après avoir résisté pendant la crise, leur pouvoir d’achat a marqué le pas fin 2010, sous le coup d’un début de flambée du prix de l’énergie qui s’est depuis poursuivie, laissant présager une consommation au ralenti.

    L’espoir suscité jeudi par la publication par l’Institut national de la statistique d’un indicateur montrant un moral des industriels au beau fixe, est nuancé dès ce vendredi: les ménages, eux, continuent de broyer du noir.

    Les analystes sont donc confrontés au « fort décalage entre l’euphorie des chefs d’entreprise et le pessimisme renforcé des ménages », résume l’économiste Marc Touati, d’Assya Compagnie financière

    Selon l’Insee, l’indice de confiance de ces derniers a de nouveau baissé de deux points en mars pour s’établir à 83 points, très loin de sa moyenne de longue période fixée à 100 points.

    « Depuis novembre, cet indicateur affiche un plongeon de six points », relève M. Touati.

    Les Français se disent de moins en moins confiants pour l’évolution de leur niveau de vie, et ce d’autant qu’ils s’attendent à une inflation renforcée dans les prochains mois.

    Les chiffres du dernier trimestre 2010 leur donnent en partie raison: le pouvoir d’achat des ménages a ralenti sa progression, n’augmentant que de 0,3% après +0,7% les trois mois précédents.

    Cela s’explique par l’accélération de l’inflation, selon l’Insee. Les prix des dépenses de consommation ont accéléré sur cette même période (+0,5% après +0,2%) notamment pour l’énergie, avec un début de remontée des cours du pétrole, qui s’est ensuite poursuivie.

    Au total, le pouvoir d?achat « a marqué le pas en 2010 », explique l’Insee, avec une progression de 1,2% après +1,6% en 2009, année marquée par la récession mais aussi par les mesures de relance et par la baisse des prix de l’énergie. Ce ralentissement pourrait se poursuivre cette année.

    « On a le sentiment que du côté des entreprises, de l’investissement et de la reconstitution des stocks, les choses s’améliorent, ce qui pourrait permettre un rebond de la croissance au premier trimestre de cette année », estime Olivier Eluere, du Crédit agricole. « En revanche, les ménages envoient des signaux plus mitigés. »

    Selon cet économiste, les Français « craignent que la hausse des prix se poursuive et que cela affecte leur niveau de vie ». Du coup, « la consommation va probablement être un peu moins bonne début 2011 », d’autant que la prime à la casse, qui soutenait les ventes d’automobiles, a désormais pris fin, ajoute-t-il.

    « La mollesse économique risque de faire son retour rapidement » et pourrait se concrétiser dans la seconde moitié de l’année, prédit Marc Touati. « Et ce d’autant que la consommation des ménages ne sera pas là pour sauver les meubles. »

    Michel Martinez, chef économiste pour la France à la Société générale, se veut plus rassurant. D’une part, la rechute liée à la fin de la prime à la casse ne devrait intervenir qu’au deuxième trimestre car les commandes de voitures réalisées fin 2010 continuent encore à soutenir la consommation.

    D’autre part, poursuit-il, « on s’attend à ce que les ménages compensent leur perte de pouvoir d’achat en puisant dans leur épargne », traditionnellement élevée en France.

    De ce point de vue, la baisse du taux d’épargne enregistrée au dernier trimestre de l’an dernier est donc, à ses yeux, une « bonne nouvelle ».

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