Audrey Linkenheld (PS) impressionne à gauche et met la droite au pied d’un mur

Appuyée par Didier MANIER, Audrey LINKENHELD est bien partie pour succéder à Bernard DEROSIER.
Arrivée logiquement en tête, Audrey Linkenheld a fait mouche hier en dépassant la barre symbolique des 40 %. La candidate socialiste retrouvera au second tour une vaillante Caroline Boisard-Vannier (UMP), qui a su tenir à distance le FN et le Front de gauche. L’écologiste Éric Quiquet, qui se rêvait en représentant de la gauche, est finalement bien loin du compte.

« Ce matin, je me demandais à partir de quel score on pourrait être heureux ou, à l’inverse, mécontents. Là, même dans mes rêves les plus fous, je ne m’y attendais pas. » Alors que tombent les derniers résultats, Audrey Linkenheld savoure une performance aux allures de mise au point. Sans jamais rien en laisser paraître, ou si peu, la candidate socialiste avait fini par douter de l’évidence. Serait-elle aussi largement en tête que le laissaient supposer tous les succès acquis depuis des lustres dans la circonscription ? L’engagement médiatique d’un Éric Quiquet (EE-LV) omniprésent, mais aussi le beau travail de terrain d’Ugo Bernalicis (Front de gauche) feraient-ils fondre le confortable héritage laissé par Bernard Derosier ? La réponse est tombée hier soir sans appel. Le PS reste maître chez lui, dans la fameuse « circonscription cinq étoiles », l’une des plus favorables de France à la gauche. Et ce n’est pas l’intégration de Mons-en-Baroeul, où Audrey Linkenheld explose les compteurs (42,55 %), qui menacera l’ordre établi. Au total, la gauche tourne autour de 57 %, soit 7 % de mieux qu’en 2007. Une progression qu’elle doit aussi au Front de gauche, emmené par le jeune Ugo Bernalicis. C’est lui qui, avec 8,87 % se place en deuxième position derrière le PS. « On a le sentiment du devoir accompli , se félicite l’étudiant en sciences politiques. Néanmoins, nous restons une force autonome et conquérante, sans naïveté par rapport au programme du PS. » En clair, le Front de gauche « appelera à faire battre la droite au deuxième tour, comme à la présidentielle, sans rien attendre en retour. Nous ne mettrons pas notre logo sur les affiches. » Éric Quiquet mettra peut-être plus de conviction, lui qui a toutefois échoué dans sa tentative d’incarner la gauche au second tour. Le revers est rude, même si les écologistes gagnent deux points par rapport à 2007 et doublent le score d’Eva Joly.

À droite, c’est le soulagement qui domine pour Caroline Boisard-Vannier. « On avait peur du FN, on s’en sort quand même bien », avoue la candidate de l’UMP, qualifiée comme en 2007 pour le second tour mais avec une baisse de neuf points. La faute au FN, bien sûr, qui bondit, lui, de 4,5 % à 14,39 %, semblant même s’installer durablement dans des villes comme Villeneuve-d’Ascq, où il était encore insignifiant voici cinq ans (3,35 % contre 11,22 %). Une ville où, à l’inverse, Christian Carnois et le centre s’effondrent. •

La Voix du Nord – 11/06/2012

Une réflexion au sujet de « Audrey Linkenheld (PS) impressionne à gauche et met la droite au pied d’un mur »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *