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Bilan de mi-mandat au Département, un beau moment d’échange !

Nous étions plus d’une centaine ce mercredi 20 juin pour échanger sur le bilan de mi-mandat du Département du Nord à l’échelon du canton de Villeneuve-d’Ascq. Une réunion également diffusée en direct sur Facebook afin de permettre la participation du plus grand nombre !

Dans son mot d’accueil, Gérard Caudron, Maire de Villeneuve d’Ascq, a dit sa colère sur les déclarations du Président de la République au sujet du « pognon de dingue » dépensé en direction des aides sociales. Il a ainsi rappelé le rôle crucial du Département pour faire vivre les solidarités sur notre territoire et travailler à l’inclusion de tous.

Avec Françoise Martin, nous avons d’abord évoqué le contexte national pour les Départements avec d’une part les réformes territoriales successives qui amènent à repenser son périmètre d’intervention et d’autre part le contexte financier contraint avec un État qui n’assume pas son rôle dans le domaine des Allocations individuelles de solidarité (RSA, APA et PCH) ou sur la situation des Mineurs non accompagnés.

Nous sommes revenus ensuite sur le bilan de mi-mandat de la majorité de droite au Conseil départemental. Une majorité qui, contrairement à ses engagements de campagne initiaux, a augmenté les impôts tout en opérant des coupes sombres dans les politiques de solidarité, les services publics en direction des Nordistes ou bien encore les politiques volontaristes en direction de la culture, du sport ou de l’environnement. Depuis 2015, le Département ne porte plus de vision d’avenir pour notre territoire et se contente d’une gestion strictement comptable à courte vue.

Enfin, nous avons évoqué notre action en tant que Conseillers départementaux tant au niveau du Conseil départemental que sur le canton de Villeneuve d’Ascq. Une action en proximité avec une présence forte sur les manifestations du canton ou avec nos permanences. Un soutien au monde associatif avec l’enveloppe dédiée aux Actions d’Intérêt Local (143 237€ alloués depuis 2016). Enfin, une vigilance et un suivi des projets intéressant le Département sur le canton comme l’aménagement de la RD90 en traversée de Willems, la réhabilitation du collège Molière, l’engagement de Partenord Habitat pour le logement étudiant, le soutien à la construction de nouvelles crèches (Bulle et Bille et Astromôme)…

Consulter le support projeté lors de la réunion publique

Consulter le livret « Département du Nord : le vrai bilan de mi-mandat »

Toute les informations sur notre action au Conseil départemental du Nord sur notre site nord-fort-solidaire.fr

 

Bilan de mi-mandat : la réaction de Didier Manier

Au micro de Grand Lille TV, Didier Manier a réagi au bilan de mi-mandat de la majorité départementale de droite. Depuis 2015, celle-ci pilonne la précédente majorité au motif que les finances départementales étaient exsangues. En réalité, le Nord comme l’ensemble des Départements a dû faire face à l’envolée des allocations de solidarité (Revenu de Solidarité Active, Allocation Personnalisée d’Autonomie et Prestation de Compensation du Handicap) versées pour le compte de l’Etat qui n’a pas compensé à la hauteur des dépenses. En 2017, le Nord doit encore financer sur ses fonds propres près de 300 millions d’euros au titre du RSA, soit la moitié du coût de l’allocation. Ce que la majorité actuelle ne dit pas dans son bilan de mi-mandat, c’est l’augmentation massive des impôts votée en 2016 par les élus de droite contrairement à leur engagement de campagne !

Dans son édition du 29 mai, le journal CNEWS a repris la riposte de Didier Manier. 

 

INVITATION > Département du Nord : quel bilan à mi-mandat ?

3 années sont passées depuis les dernières élections départementales. Arrivés à la moitié du mandat, il est temps pour Françoise Martin et moi-même de dresser un bilan d’étape et quelques perspectives pour le canton de Villeneuve-d’Ascq…

Un rendez-vous pour échanger sur l’avenir du Département 

Le paysage institutionnel a connu des évolutions depuis 2015 avec le transfert de certaines compétences du Département à la Métropole Européenne de Lille (MEL). Il s’agit par exemple des routes ou du transport scolaire. Quel avenir pour le Département dans ce contexte ?

Un rendez-vous pour vous rendre compte de notre action

Lors des dernières élections de mars 2015, nous nous étions engagés à vous rendre des comptes. Nous le faisons régulièrement avec notre site internet, les réseaux sociaux, l’édition d’un journal mensuel, notre présence régulière sur le canton… A mi-mandat, il nous semble important d’y consacrer un temps plus spécifique à travers une réunion publique.

Un rendez-vous pour établir un vrai bilan de mi-mandat 

Depuis quelques semaines, le Président du Conseil départemental a entamé une tournée du Nord pour présenter son action. La réalité est pourtant loin d’être celle décrite, tant en matière d’impôts que de qualité des services publics. Qu’en est-il des conditions d’étude des collégiens, de l’accompagnement des personnes âgées pour bien vieillir, de l’insertion des personnes éloignées de l’emploi, du soutien au monde associatif, à la culture ou au sport ? Nous souhaitons en discuter avec vous.

Un rendez-vous pour dresser des perspectives

Être élu, c’est être force de proposition ! En 2015, nous avons porté un projet précis et détaillés que nous nous efforçons de porter au Conseil départemental. Pour 2018, nous avons d’ailleurs proposé un contre-budget équilibré au service de priorités politiques. Ce sera l’occasion pour nous de vous le présenter et de faire la démonstration qu’une autre voie que l’austérité est possible et souhaitable !

Nous vous donnons rendez-vous pour en discuter le mercredi 20 juin à 19h !

Télécharger ici l’invitation au format PDF

Nos services publics ont-ils un avenir ?

La France est « un pays qui souffre d’un retrait des services publics » affirmait le Défenseur des droits Jacques Toubon au micro de France inter le 11 avril dernier. « L’accès aux droits semble rendu plus difficile par le fait que l’accès aux services publics est plus complexe et plus rare. Il suffit de lire les journaux le matin pour voir que, dans telle ou telle commune, a fermé un centre de sécurité sociale ou un bureau de Pôle Emploi. »

Cette situation doit nous alerter dans un contexte de montée des inégalités et de risque de replis identitaires alors que la croissance économique est de retour.

Les services publics ont toujours été régulièrement critiqués et attaqués. La petite phrase de Clémenceau « la France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts » avait déjà du succès au début du siècle dernier. Il est vrai que le nombre de services publics et de fonctionnaires a beaucoup augmenté au cours du XXème siècle car les citoyens et leurs représentants ont progressivement décidé qu’il revenait à l’Etat-providence puis aux collectivités territoriales avec la décentralisation de prendre en charge ce qui étaient considérés comme des besoins communs fondamentaux donc exclus de la marchandisation.

Quels services publics serions-nous prêts à abandonner aujourd’hui ?

En réalité, les Français sont attachés à leurs services publics. Plus de la moitié des Français se déclaraient satisfaits de leurs services publics dans une étude Odoxa publiée en février 2017. Les services publics locaux et nationaux sont les seuls domaines où les Français pensent disposer d’un avantage sur leurs voisins européens. Cependant trois Français sur quatre pensent également qu’ils vont se détériorer à l’avenir. Comment ne pas leur donner raison ?

Au Conseil départemental du Nord, la majorité communique sur la suppression de postes de fonctionnaires (550 depuis le début du mandat !) et l’externalisation de missions importantes comme l’entretien des collèges avec des conséquences évidentes sur la qualité du service public…

Au niveau national, le Programme Action Publique 2022 lancé par le Premier ministre prévoit « des transferts entre les différents niveaux de collectivités publiques, des transferts au secteur privé, voire des abandons de missions »…

Soyons solidaires des mouvements sociaux qui touchent la fonction publique, les hôpitaux, les Ehpad, les universités et la SNCF. Leur combat pour la défense du service public est légitime car il concerne notre avenir collectif et notre projet de société !

Conseil départemental du Nord – Le vrai bilan de mi-mandat !

Cette tribune a été publiée dans le numéro du mois d’avril du magazine Le Nord. 

En 2016, la Chambre Régionale des Comptes a rendu un rapport sur la gestion 2010-2015 du Département du Nord. Les magistrats ont mis en exergue la forte hausse des dépenses sociales versées pour le compte de l’Etat qui « a eu pour conséquence (…) d’avoir dégradé rapidement les équilibres financiers » de la collectivité. Ils n’ont en aucun cas remis en cause la gestion de l’ancienne majorité de gauche !

Malgré leur promesse de campagne, les élus de la majorité départementale de droite ont fait le choix d’augmenter massivement les impôts. Le taux de la taxe sur le foncier bâti a bondi en 2016 de +25,7%, soit la 4ème plus forte hausse nationale !

En contrepartie, les services publics et les investissements départementaux ont-ils été maintenus ? Au contraire, ils ont été rabotés ! Le budget départemental a été amputé de 150 millions d’euros. Le taux d’investissement par habitant pour 2018 est parmi les plus bas de France.

Pour 2018, nous avons proposé un Contre-budget équilibré. Il permettait de rétablir davantage de moyens dans les maisons de retraite, dans les collèges, pour la culture, l’insertion, la jeunesse et les partenaires associatifs. Gauche et droite ne font pas les mêmes choix politiques !

 

Didier MANIER

Président du Groupe Socialiste, Radical et Citoyen

Solidarité avec les personnels et les résidents des maisons de retraite !

Cette tribune a été publiée dans le numéro du mois de mars du magazine Le Nord. 

L’ampleur de la mobilisation est inédite dans les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Les personnels soignants dénoncent la détérioration de leurs conditions de travail mais aussi la dégradation de la prise en charge des personnes âgées liée au manque d’effectifs.

En France, le ratio dans les Ehpad est de 0,57 soignant pour un résident contre un soignant pour un résident dans les pays d’Europe du Nord !

Dans le secteur des services à la personne, les taux d’accidents au travail sont de 9,4 %. C’est un chiffre supérieur à celui du BTP !

Dans le Département du Nord qui est le chef de file de la politique en faveur des personnes âgées, la majorité départementale a ajouté des contraintes supplémentaires aux établissement en décidant de réduire de 3% en 2016 leur budget hébergement.

Face à cette situation d’urgence, nous appelons à un sursaut de solidarité de la part de l’Etat et du Département du Nord. C’est une question de dignité pour les personnes âgées et les personnels soignants qui leur sont dévoués.

Les marges de manœuvre financières existent bien. Il s’agit avant tout de choix politiques qui engagent notre vision de la société et de la solidarité.

 

Didier MANIER

Président du Groupe Socialiste, Radical et Citoyen

Solidarité avec les personnels et les résidents des Ehpad !

7 organisations syndicales ont lancé un appel national à la grève ce mardi 20 janvier dans les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes afin de dénoncer l’insuffisance de leurs moyens.

728 000 personnes vivent en Ehpad. La moyenne d’âge est de 85 ans. Un résident sur cinq est touché par la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. 57 % sont dans une situation de forte dépendance.

Depuis plusieurs mois, les professionnels du secteur alertent sur les conditions de travail et d’accueil des personnes âgées qui se sont considérablement dégradées.

De nombreux témoignages de personnels des maisons de retraite ont fleuri dans la presse sur la « maltraitance institutionnelle » liée surtout au manque de temps accordée aux résidents. En France, le ratio dans les Ehpad est de 0,57 soignant pour un résident contre un soignant pour un résident dans les pays d’Europe du Nord.

En outre, dans le secteur des services et soins à la personne, les taux d’accidents au travail et de maladies professionnelles sont de 9,4 %. C’est un chiffre supérieur à celui du BTP où le taux d’accidents du travail est de 6 %. Dans son dernier bilan du mois de septembre 2017, l’Assurance maladie juge cette situation « préoccupante ».

Dans le Département du Nord qui est le chef de file de la politique en faveur des personnes âgées, les restrictions budgétaires de la majorité départementale ont considérablement fragilisé les établissements pour personnes âgées dépendantes.

Des Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens (CPOM) ont été imposés sans concertation aux établissements. Le Président du Conseil départemental a en effet décidé en 2016 de réduire de 3% les budgets hébergement des EHPAD : décision condamnée par la Fédération Hospitalière de France.

Le budget départemental pour 2018 voté au mois de décembre n’a rétabli les crédits nécessaires au bon fonctionnement des établissements.

C’est pourquoi, nous avons proposé dans le cadre de notre Contre-budget pour 2018 de renégocier la tarification des établissements inscrits dans les CPOM en mobilisant une enveloppe supplémentaire de 16 millions d’euros qui s’ajoutent aux 75 millions d’euros prévus dans le budget de la majorité départementale.

L’enjeu est d’améliorer les conditions de travail des agents et les conditions d’accueil des personnes âgées dépendantes dans tous les établissements sociaux et médico-sociaux face au risque de développement d’Ehpad à deux vitesses : des Ehpad pour ceux qui sont à l’aide sociale et des Ehpad pour ceux qui ont les moyens de payer. C’est un sujet sur lequel nous resterons particulièrement vigilants dans le département du Nord.

Didier Manier

Président du Groupe Socialiste, Radical et Citoyen

Missions locales : non au désengagement du Département !

Communiqué de Didier Manier, Président du Groupe Socialiste, Radical et Citoyen

Le 13 novembre dernier, le Conseil départemental adoptait en catimini et dans la désinformation générale une baisse de 60% des subventions de fonctionnement aux Missions locales. Notre stupéfaction a été totale en apprenant que l’enveloppe prévue en 2017 par la droite départementale s’élevait à 444 000€ contre 1 162 000€ en 2016.

Cerise sur le gâteau, c’est début novembre, en fin d’exercice budgétaire, que les Missions locales sont informées de cette baisse. Cette manière de procéder sans aucune concertation est une véritable provocation, un déni de partenariat, un coup sans précédent infligé à un acteur à la fois historique et efficace de l’insertion des jeunes.

Face à cette situation, le Groupe Socialiste, Radical et Citoyen a obtenu un nouvel examen de la délibération lors de la Commission permanente le 27 novembre. Nous y avons défendu un amendement visant à rétablir les crédits destinés aux Missions locales au même niveau qu’en 2016 et à engager en 2018 un véritable dialogue sur l’évolution des missions et des financements.

Si notre amendement a été rejeté, nos arguments ont eu un certain écho dans les rangs de la majorité. En effet, contre toute attente, notre action a permis d’obtenir en séance une inscription des crédits en 2017 à hauteur de 1 million d’euros, soit une baisse de 15% (contre 440 000€ initialement, soit une baisse de 60%).

C’est un faible motif de satisfaction car le Président du Conseil départemental a annoncé clairement la couleur pour l’avenir. En 2018, plus aucun financement ne sera accordé par le Département du Nord aux Missions locales au titre du fonctionnement. C’est un désengagement que nous dénonçons avec force et qui vient s’ajouter à ceux de la Région Hauts-de-France.

Plus que jamais, les Missions locales peuvent compter sur notre soutien. Il en va de notre capacité à proposer des politiques efficaces en matière d’insertion et de retour à l’emploi en direction des Nordistes et notamment des pus jeunes !

Télécharger le communiqué de presse