Archives de catégorie : Politique nationale

Plan logement : danger pour les HLM !

Le Gouvernement a dévoilé les premières mesures de son Plan logement parmi lesquelles figurent une baisse des APL pour les bénéficiaires des logements sociaux qui pourrait atteindre une cinquantaine d’euros par mois.

Pour rendre cette baisse indolore, le Gouvernement souhaite imposer une baisse équivalente des loyers aux organismes HLM. Pour l’ensemble des bailleurs, cette baisse équivaudrait à une perte sèche de l’ordre de 1 à 2 milliards d’euros. Une somme colossale qui risquerait de mettre à mal les programmes en cours de construction de logements neufs, les réhabilitations et même l’entretien courant du patrimoine.

Tout ceci ne concerne bien sûr que le parc social. Aucune piste d’économies n’est, pour l’instant, envisagée pour le parc locatif privé, où les allocations logement financent pourtant des loyers toujours plus chers.

Un deux poids deux mesures qui est profondèment injuste et innaccpetable. Finalement, il s’agit de gaire payer au secteur HLM, dont les loyers sont réglementés et abordables, les excès et dérives des prix des loyers du parc privé. On marche sur la tête et ce sont les français les plus modestes qui, une nouvelle fois, en supporteront les conséquences.

Retrouvez ci-dessous la conférence de presse que j’ai donné à ce sujet en tant que Président de Lille Métropole Habitat avec Max-André Pick, Président de Partenord Habitat :

Retrouvez également ici mon interview dans la matinale de France Bleu Nord du lundi 18 septembre

 

Retrouvez ici l’article de La Voix du Nord – Face au plan logement les bailleurs sociaux LMH et Partenord Habitat montent au créneau

Les aides au logement responsables de tous les maux ?

Depuis quelques semaines un débat s’instaure sur le coût et l’utilité ou non des aides au logement.

Nous devons éviter comme toujours les propos à l’emporte-pièce et le danger d’une approche purement budgétaire.

De quoi parle-t-on ?

Les aides au logement représentent 30 milliard d’euros dont 19 pour l’APL (aide personnalisée au logement). Parmi ces aides, 43 % des bénéficiaires touchent l’APL , 37 % l’ ALS ( allocation logement Social ), 20 % l’ ALF ( allocation logement familial).

6,5 millions de foyers touchent donc l’APL dont 3 millions dans le parc social. Cela représente 21 % de la population et 13,5 millions de personnes.

Parmi les allocataires de l’APL, 60 % vivent sous le seuil de pauvreté et 80 % touchent moins que le SMIC !

800 000 sont des étudiants, soit 40% des allocataires. Faut-il rappeler qu’un quart de ces étudiants vivent sous le seuil de pauvreté et que 100 000 travaillent à mi-temps pour payer leurs études ! Le budget logement prend la moitié du budget mensuel d’un étudiant.

Rappelons également que les résidents en foyer EHPAD peuvent êtres allocataires de l’APL .

Le gouvernement souhaite aujourd’hui baisser de 5 euros par mois les APL. Si cette mesure devait se confirmer il y aurait 50 000 bénéficiaires en moins.

Des parlementaires estiment que l’effort demandé est indolore car limité à 5 euros par mois et donc 60 euros par an. Comme le rappelait Thierry Repentin, c’est méconnaître la réalité de milliers de familles précarisés pour qui ces 5 euros constituent une journée de reste à vivre !

Par ailleurs, rappelons que les APL ne sont pas versées si elles sont inférieures à 15 euros par mois. Par conséquent toutes les familles qui perçoivent jusqu’à presque 20 Euros par mois en seront privées avec la réforme annoncée qui les fera passer sous la barre fatidique des 15 Euros… Il s’agit alors pour ces familles d’une perte sèche de 230 à 240 euros par an !

Évidemment cette mesure toucherait les plus modestes, cette proposition est donc injuste et souffre de la comparaison avec les cadeaux faits dans le même temps aux contribuables soumis à l’ISF…

Nous le savons les APL jouent un rôle d’amortisseur économique et social. Rien ne prouve qu’une baisse mécanique des APL provoquerait une baisse des loyers.

Même si pour une minorité de propriétaire l’allocation peut représenter un effet d’aubaine, cela reste marginal. Évitons les généralisations, tous les propriétaires ne sont pas de vils spéculateurs.

Nous sommes aujourd’hui dans l’attente d’une loi logement pour l’automne, espérons que le Gouvernement et le législateur aient ces données en tête.

Didier Manier
Président de Lille Métropole Habitat

Après le 1er tour de l’élection présidentielle…

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle sont tombés.

La colère exprimée devra être entendu. Viendra aussi très vite le temps d’en tirer tous les enseignements…

Pour l’heure, il faut se concentrer sur le 2nd tour. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le comportement de certains, je suis convaincu qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

La peur, le rejet, la xénophobie et le repli ne sont pas des solutions d’avenir.

Sur le plan économique, social et sociétal, l’application du programme du Front National serait, j’en suis certain, une catastrophe pour la France.

L’heure est donc à la mobilisation pour défendre nos droits et nos valeurs réunies sous le beau triptyque Liberté, Egalité, Fraternité auxquels j’ajouterai Laïcité.

Comme pour le 21 avril 2002, j’apporterai ma voix le 7 mai prochain à Emmanuel Macron pour faire barrage à la candidature de Marine Le Pen.

Sans remettre en cause mes convictions et au-delà de la déception et de la tristesse que j’éprouve au regard des résultats du 1er tour, c’est sans hésiter que je refuse d’accepter la banalisation du Front National.

Républicain et Démocrate, je ne m’y résoudrai jamais !

Un seul vote utile, le vote de conviction !

Mesdames, Messieurs,

J’ai toujours été dubitatif sur le processus des Primaires citoyennes. Les Primaires dévaluent le militantisme et consacrent la démocratie d’opinion. Elles renforcent la présidentialisation de la Vème République qui semble pourtant à bout de souffle. Les Primaires sont davantage un produit marketing calé sur le temps médiatique qu’un outil de rassemblement.

Toutefois, au nom d’une certaine vision de la « rénovation », le Parti Socialiste s’est engagé dans le processus. Les Primaires ont été inscrites au cœur de notre mode de désignation ; dont acte.

Le 29 janvier dernier, plus de 2 millions d’électeurs ont participé au 2nd tour des Primaires de la gauche et des écologistes. Benoît Hamon a été désigné, à une large majorité, candidat à l’élection présidentielle. Comme élu et citoyen de gauche, j’ai participé aux Primaires. Comme tout un chacun… j’en ai accepté les règles, et les respecte !

Ces cinq dernières années, j’ai soutenu et je continue de soutenir les avancées du quinquennat de François Hollande : la retraite à 60 ans pour 650 000 bénéficiaires, le compte pénibilité, la généralisation du tiers-payant, l’augmentation des effectifs d’enseignants dans l’Education nationale, la revalorisation des minima sociaux, le mariage pour tous, la loi Alur sur le logement, les résultats de la COP 21 pour le climat…

Je ne me suis pas reconnu dans la démarche et les coups d’éclat de ceux qui ont été surnommés les « frondeurs » au sein du Groupe Socialiste à l’Assemblée nationale.

Cependant, il faut être lucide. Notre bilan contient des réussites mais également des zones d’ombre. Sinon nous n’en serions pas arrivés là.

Je ne souscris pas entièrement à l’ensemble des propositions de Benoît Hamon. Pour autant, c’est un projet politique audacieux et d’avenir. La gauche doit se réinventer pour faire face aux injustices et aux désordres d’un monde nouveau et instable. Il apporte des réponses innovantes en matière de politique européenne, de transition écologique, de rapport au travail, de transformation des services publics et de défense du modèle social républicain.

Au 1er tour de l’élection présidentielle, il n’y a qu’un seul vote utile : le vote de conviction !

Quel autre candidat que Benoît Hamon défend l’héritage et l’avenir de notre mouvement ? A mes yeux, aucun.

J’ai débuté mon engagement politique dans le cycle d’Epinay qui est en train de s’effondrer. Cela produit beaucoup d’interrogations. Cependant, notre destin demeure collectif. J’en garde la certitude. Il l’a toujours été. L’histoire le prouve, dans les victoires comme dans les défaites. Il n’y a pas de sauvetage individuel ou si peu…

Je ne donne aucune leçon à quiconque. Mais il me paraissait important, dans les circonstances actuelles, d’exprimer ma position. Je suis de gauche. Je suis socialiste. Je continue de m’inscrire dans le Parti de Jaurès, Blum et Mitterrand, « convaincus, jusqu’au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison ».

Pour ces raisons, le 23 avril prochain, je voterai pour le candidat de la Primaire de gauche et des écologistes. Je voterai Benoît Hamon.

Didier MANIER

« La Sécurité Sociale en bonne santé » : mon édito dans la lettre d’Audrey Linkenheld, députée de la 2ème circonscription du Nord

La protection sociale est au cœur du pacte républicain. Créée il y a 70 ans, elle est confrontée à de grands défis : faciliter l’accès de tous aux soins de santé, rendre plus juste le système des retraites ou améliorer l’accompagnement des personnes âgées.

La gauche depuis 2012 préserve et consolide notre modèle social : mise en place du tiers-payant chez le médecin, départ à la retraite dès 60 ans grâce au dispositif carrière longue, revalorisation de l’Allocation pour les Personnes Agés (APA), remboursement à 100% de tout le parcours IVG…

Pour la gauche, l’exigence est double : renforcer notre modèle de protection sociale tout en garantissant sa pérennité et donc sa survie.

Ainsi, dès 2017, le « trou de la Sécurité sociale » aura quasiment disparu. Pour la première fois depuis 2001, le déficit du régime général sera ramené à un niveau proche de l’équilibre. En 4 ans, il a été divisé par deux par rapport au niveau atteint en 2011. Aujourd’hui, les Français peuvent avoir confiance dans l’avenir de notre système de solidarité.

 

Canal Seine Nord Europe : le Département du Nord réaffirme son engagement en faveur du projet !

Dès le 3 février 2015, j’ai signé avec mes homologues des Départements du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise, un protocole d’engagement sur l’accompagnement et le financement du Canal Seine Nord Europe : le Nord est le premier département avec une contribution de 200 millions d’euros pour le projet !
Dès le 3 février 2015, j’ai signé avec mes homologues des Départements du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise, un protocole d’engagement sur l’accompagnement et le financement du Canal Seine Nord Europe : le Nord est le premier département avec une contribution de 200 millions d’euros pour le projet !

Lors de notre réunion du Conseil départemental du Nord du 4 juillet, nous avons adopté à l’unanimité une motion pour réaffirmer notre engagement dans le projet de Canal Seine Nord Europe.

Avec Patrick Kanner, aux côtés du Président du Conseil général du Pas-de-Calais et du Président de la Région Nord Pas-de-Calais, nous avions arraché la réalisation du projet du Canal Seine Nord Europe, annoncée par le Premier ministre à Arras le 26 septembre 2014.

Le Canal Seine Nord est un projet d’envergure pour le développement de nos territoires. Il doit permettre le passage de bateaux de 185 mètres capables de transporter 4 400 tonnes de produits céréaliers, de matériaux pour le bâtiment ou encore de déchets de la filière du recyclage et de la récupération.

Le projet est un puissant outil pour l’emploi et le développement économique de notre département et de notre grande région. Le chantier va créer 10 000 à 13 000 emplois directs et indirects par an. A l’horizon 2050, les retombées économiques du projet permettront la création de 50 000 emplois.

Nous ne pouvions pas passer à côté du projet. Dès le 3 février 2015, j’avais signé avec mes homologues des Départements du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise, un protocole d’engagement sur l’accompagnement et le financement du Canal Seine Nord Europe : le Nord, premier département financeur, s’est engagé sur une participation de 200 millions d’euros.

L’Etat et l’Europe ont suivi et se sont engagés à financer le projet pour, respectivement, un montant d’un milliard et d’1,8 milliard d’euros.

Aujourd’hui, l’objectif est de confirmer au plus vite la contribution de l’ensemble des partenaires. Le Canal est un projet d’intérêt général. Il ne doit pas être compromis par les alternances politiques qui ont pu avoir lieu. Chacun doit être responsable. Il n’y a plus de temps à perdre. Le chantier doit pouvoir être lancé dès 2017 !

Attentats de Paris : Liberté, Egalité, Fraternité

Vendredi 13 novembre 2015, à Paris, la France a été frappée au cœur par des attentats terroristes qui sont sans précédents dans notre histoire récente.

La barbarie lâche et brutale a frappé des innocents. Je tiens à rendre hommage aux victimes et à exprimer toute ma solidarité à l’égard des familles touchées dans leur chair.

En semant ces coups, les terroristes ont voulu semer la peur et la division dans notre pays. En ciblant des lieux de vie, de rassemblement, de fête et de culture, nos ennemis ont voulu atteindre le cœur de notre République.

C’est pourquoi, notre devise Liberté, Egalité, Fraternité constitue ici la plus belle des réponses. Car ce sont bien ces valeurs et notre démocratie qui sont la cible de ces fanatiques.

Le Président de la République et le Gouvernement ont pris les mesures qui s’imposaient pour assurer notre sécurité et répondre à ses attaques.

Citoyens, nous avons tous un rôle à jouer pour faire gagner la République et pour faire échouer Daech ainsi que toutes les entreprises terroristes.

Faire vivre l’Unité en s’interdisant toute stigmatisation ou polémiques dérisoires. Le débat est légitime, la démagogie serait mortifère.

Faire vivre la Solidarité en continuant à agir au quotidien dans le sens du vivre ensemble et de la bienveillance.

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