Contournement de Cubray : « Pas de remise en cause du projet » juste « une réunion d’ajustement en plus »

Didier Manier, premier vice-président chargé des transports et des infrastructures du conseil général s’est montré rassurant, mardi.

Interrogé sur l’incidence de l’inventaire répertoriant la présence de quatre sortes d’animaux et de quelques plantes protégées sur le tracé du futur contournement de Cubray, l’élu a coupé court à la rumeur : « Le projet ne s’arrête pas, il n’est pas repoussé, il suit un déroulement normal. » L’inquiétude locale s’était traduite par une lettre d’Alain Bocquet au président du Département, Patrick Kanner. La rumeur parlait en effet de nouvelles études, suite notamment à la détection d’amphibiens sur le terrain.

« La déviation est bien inscrite dans le plan routier 2011-2015 », rappelle Didier Manier. « C’est la dangerosité de l’axe actuel, avec ses 9 000 véhicules par jour qui génèrent des nuisances qui a fait que le conseil général a envisagé le contournement et un giratoire », recadre le vice-président. Cet état de fait est toujours de mise, accentué par le développement de l’activité de l’entreprise pharmaceutique GSK.

Le 26 septembre dernier, le Département a fait une présentation des études menées sur le terrain aux services de l’État. « C’est habituel, Nous avons développé la notion de route durable, avec l’inventaire de la faune et de la flore. » Or, la présence d’amphibiens, de chauves-souris, de hérissons européens et d’oiseaux protégés, a suscité des réserves de l’État. « Je souhaite une réunion, calme Didier Manier, qui parle d’un « ajustement adéquat » à savoir la mise en place de batrachoducs. « Il en existe déjà un à l’entrée de Saint-Amand », précise le chargé des infrastructures pour prouver la facilité d’implantation. Il parle par ailleurs d’une date de réunion proposée « dans les jours qui viennent » et avec « tous les protagonistes ». Voilà qui devrait plaire à Alain Bocquet qui précisait dans son courrier : « Je peux comprendre l’intérêt de préserver la biodiversité sur notre territoire, mais la priorité demeure à mes yeux la sécurité des habitants, à commencer par celle des enfants. » Si les protagonistes se rendent sur le terrain, peut-être le député-maire aura-t-il la chance de se faire présenter la fameuse grenouille, afin qu’il sache à laquelle dans les « 6 771 espèces d’amphibiens (il a) à faire. »

Voix du Nord
Valenciennes & Environs
19 octobre 2012

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *