Dans La Voix du Nord : « Projet de bus en site propre sur l’A23 entre Orchies et Villeneuve d’Ascq : 1,5 M€ en vue pour lancer la machine »

En juin 2013, l’État donnait son feu vert au Département pour expérimenter une solution inédite au problème d’engorgement routier qui sévit aux abords de la métropole lilloise. Un problème bien connu des habitants du Douaisis qui commencent généralement à entrevoir les difficultés dès leur entrée dans Coutiches… L’idée du conseil général : créer un réseau de bus qui emprunteraient la bande d’arrêt d’urgence le long de l’A23 entre Orchies et Villeneuve-d’Ascq, dans les deux sens. Une subvention de 1,5 million d’euros devrait être votée dans ce sens très prochainement.

1. De quoi parle-t-on ?

En juin dernier, l’État donnait l’autorisation au Département de se pencher sur un concept original censé faire sauter les bouchons sur l’A23 dans le sens Valenciennes-Lille aux heures de pointe : créer un réseau de bus en site propre qui permettrait aux autocars duréseau Arc-en-Ciel d’emprunter la bande d’arrêt d’urgence entre Orchies et Villeneuve-d’Ascq (terminus du métro Quatre-Cantons), le long de l’autoroute. Ces bus assureraient dès lors des rotations quotidiennes susceptibles de convaincre les usagers de laisser leur voiture au garage. À la clé : moins de pollution, moins de stress pour effectuer les 20 km qui séparent Orchies de Villeneuve-d’Ascq, et un gain de temps précieux.

2. Où en est-on aujourd’hui ?

Le 3 avril s’est tenue la première réunion du comité technique État-Région-Département qui va superviser le projet.

Deux pôles d’échanges – des lieux ciblés qui visent à faciliter le passage d’un mode de transport à un autre – ont été retenus à cette occasion. Le premier se situera à Orchies, le second à Genech. « Nous n’avons pas encore défini précisément où sera localisé cet espace mais effectivementles gens pourront y laisser leur voiture à Orchies avant de prendre le bus pour aller à Lille, confirme le sénateur-maire Dominique Bailly. Cette initiative va éviter à des milliers d’automobilistes de prendre la route en direction de Lille au départ de la bretelle d’entrée sur l’A23 basée sur notre commune. »

Autre décision importante, les bus ne seront pas les seuls à emprunter la voie en site propre qui sera aménagée sur la bande d’arrêt d’urgence de l’A23. « En plus des autocars interurbainsles taxis et les véhicules de covoiturage seront autorisés à circuler sur la bande d’arrêt d’urgence également selon des modalités qu’il reste à définir, indique Didier Manier, vice-président en charge des transports et des infrastructures au Département. On veut inciter les gens utiliser les transports en commun pour réduire le nombre de véhicules sur l’autoroute. »

L’élu présentera le 23 juin une délibération en séance plénière afin qu’une subvention de 1,5 million d’euros soit allouée au lancement, avant l’été, d’études techniques et de faisabilité dont les conclusions devraient être rendues avant la fin de l’année. « Elles préconiseront pêle-mêle la fréquence de passage des bus, le plan d’élargissement de la bande d’arrêt d’urgence, la sécurisation du site propre, la cohabitation avec les secours, etc. »

D’après Didier Manier, la première tranche de travaux débutera début 2017 pour une entrée en vigueur du dispositif un an plus tard. « Le premier chantier concernera la portion Orchies-Terminus du métro Quatre-Cantons, à proximité de la Cité scientifique, dit-il.Cette première phase coûtera treize millions d’eurosElle devra amorcer la pompe à désengorger la métropole. Une deuxième tranche serait envisagée entre l’aire de service de Genech et le CRT de Lesquin dans un deuxième temps. Qui coûterait onze millions. »

3. Combien ça va coûter ?

Cette facture globale de vingt-quatre millions d’euros sera en partie financée par l’Europe (10 % du montant global) et les fonds qui remplaceront théoriquement la manne que devait rapporter l’écotaxe au Département (10 % également).

« On s’est calé sur la même somme qu’a mise au pot le Département de l’Isère pour expérimenter un projet similaire. Je suis heureux de voir qu’on n’a pas abandonné le projet malgré la disparition des fonds de l’écotaxe qui devaient servir à le financer. Cette subvention de 1,5 million d’euros doit nous permettre de lancer la machine. »

Source : La Voix du Nord 

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