Dans La Voix du Nord : « Voie réservée aux bus sur l’A23: des parkings prévus à Templeuve et Orchies »

Dans son édition du 14 mars, La Voix du Nord présente le projet que j’étudie avec mes services au Département du Nord de voie réservée aux bus sur l’A 23 : une idée d’avenir pour la qualité du transport en commun, le haut niveau de service mais aussi la lutte contre la pollution, thème d’actualité !

Faire circuler en boucle des bus sur la bande d’arrêt d’urgence de l’A 23, entre Orchies et les Quatre-Cantons: présentée en juin dernier par le Département, l’idée a de quoi séduire les milliers d’automobilistes, qui se retrouvent régulièrement coincés dans les bouchons, chaque matin sur ce tronçon de vingt kilomètres.

Ils seront encore plus heureux d’apprendre que ce projet a 24 millions d’euros prévoit également l’aménagement de deux parkings-relais, l’un à Orchies, à proximité de l’échangeur, l’autre à hauteur de Templeuve, à hauteur de l’Institut agricole. En clair, on pourra venir en voiture jusqu’à ces parkings sécurisés et barriérés et prendre le bus direction Villeneuve-d’Ascq. L’idéal serait de covoiturer jusqu’à ces aires, de façon à réduire encore davantage le nombre de véhicules présents sur les routes de la Pévèle aux heures de pointe

Dans l’avant-projet, le parking-relais de Templeuve-Genech est même présenté comme une «gare» puisqu’il sera connecté à la toute nouvelle ligne de bus Pév’ailes, la fameuse boucle en «huit» qui relie dix villages du territoire à la gare de Templeuve. Lancée à titre expérimental à la rentrée de septembre, cette nouvelle ligne peine encore à séduire. Aujourd’hui qu’ils sont floqués, les deux minibus qui desservent cette ligne sont plus clairement identifiés. Des aménagements ont aussi été réalisés, à la demande d’usagers, comme l’ajout d’un arrêt supplémentaire à Templeuve. Mais le réflexe transports en commun ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Quoi qu’il en soit, demain, on pourra par exemple rejoindre les Quatre-Cantons depuis Cappelle-en-Pévèle ou Bersée sans multiplier les changements, à Lille notamment, comme c’est le cas aujourd’hui, donc beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui. Tentant…

Demain, mais quand? Le conseil général pourrait lancer des études pré-opérationnelles dès cette année. Et la date de l’été 2016 a également été avancée pour le lancement les travaux (recalibrage et sécurisation de la BAU, séparation d’avec l’autoroute, pose de caméras). Sauf que les collectivités locales partenaires de ce grand projet sont confrontées à un problème de taille: l’État comptait sur l’écotaxe pour apporter son obole, soit 10% des 24millions d’euros. Vice-président chargé des routes au conseil général, Didier Manier assurait cependant début mars que le projet serait bien mené, mais sans doute décalé. La date espérée de 2017 semble s’éloigner. V. B.

Source : La Voix du Nord

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