Dans Voix du Nord : inauguration marathon pour chantier titanesque, l’ANRU avance bien à Denain

P1020278Anne-Lise Dufour et le président de Partenord ont posé la première pierre symbolique du Triangle. Une première pierre et trois rubans coupés: il a bien fallu un bus et tout une matinée pour emmener les financeurs constater officiellement la réalité du projet de rénovation urbaine du faubourg Duchateau, samedi matin, de la rue Allende à la rue Guy-Naturel.

Inauguration pluvieuse, inauguration heureuse. Non, ce dicton-là n’existe pas mais, vu le caractère officiel de l’événement, tout le monde a fait comme s’il suffisait d’un coup de baguette magique pour que les chaussures de ville en cuir se débarrassent sans séquelles de la boue. Au moins, que les victimes des dommages collatéraux du plus gros chantier de chantier de rénovation urbaine (ex aequo avec Mons-en-Barœul) se rassurent : les donneurs d’ordre du projet savent qu’il en charrie, de la terre grasse, lourde et collante.

Pour le reste, de la rue Allende (près de la zone commerciale) à la rue Guy-Naturel (au Faubourg) en passant par le local modulaire, il n’y avait que des gens contents du projet.

Premier arrêt : la première pierre du Triangle, le successeur du foyer Condevaux géré au Faubourg par l’Entraide denaisienne. « Nous avions rénové nous-mêmes nos locaux, il y a quatorze ans, se souvient Hervé Ollivier, le directeur du foyer. Ils étaient vieux et loin du centre ; désormais, nous allons augmenter notre capacité d’accueil, de 4 à 8 femmes et de 10 à 16 hommes dans le foyer de stabilisation. »

Autre personne contente, à quelques mètres de là, Jeanne Idziak, qui a fait visiter son appartement du 19, rue Allende à Partenord et à Anne-Lise Dufour. « Depuis l’accident de mon mari, nous avons dû quitter notre maison de Wavrechain-sous-Denain », explique la retraitée qui regrette un peu ses fleurs, mais trouve l’endroit « calme ».

Un arrêt à la résidence Les Rives de l’Escaut, où le président de Partenord se verrait bien prendre son petit-déjeuner en regardant passer les péniches, puis direction la maison de Johanne Scovazzo. Dix logements individuels, les premiers d’une tranche de quarante, s’étendent le long de la voie rebaptisée en l’honneur du fondateur de l’ADASE. « J’ai vécu pendant sept ans au bâtiment Dauphiné, qui va être détruit », explique-t-elle. Ravie d’avoir obtenu une maison avec trois chambres et, surtout, du nouveau mode de chauffage : la chaudière a condensation a fait passer sa dépense énergétique mensuelle de 300 à 70 €.

Les acteurs du projet : bailleur, mairie, qui ont vanté pendant des mois un projet « basse consommation », sont ravis. « Cela faisait trente ans que ce quartier, qui se sentait oublié, attendait cette rénovation », assure Anne-Lise Dufour au moment des discours. Cent millions d’euros, 263 logements neufs, 329 réhabilités, 250 (des collectifs) détruits. D’autres grandes étapes sont prévues : l’inauguration du foyer à l’automne, la démolition des barres… On n’a pas fini de mettre les pieds au Faubourg.

Anne-Gaëlle Besse

Source : Voix du Nord – édition du 16 mars 2013

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