Des moyens préservés pour nos collégiens

Deux délibérations étaient à l’ordre du jour de la dernière séance plénière du conseil général. La première sur la décision modificative n°2, qui est un équilibrage des nos finances. La seconde sur les dotations de fonctionnement des collèges publics pour l’exercice 2010.

Il reste au département, après cette décision modificative, 14, 8 millions d’euros pour mener des politiques volontaristes au service des nordistes. 14,8 millions d’euros sur un budget de 3 milliards : presque rien. Cette somme sera intégralement utilisée pour la sauvegarde des espaces naturels sensibles.

Nous payons aujourd’hui le désengagement de l’Etat. RMI, APA, prestation de compensation du handicap… sont autant de compétences ajoutées au département qui provoquent l’augmentation de 104 millions d’euros de dépenses non compensées. L’Etat s’est délesté au fur et à mesure que les dépenses sociales augmentaient. Longtemps nous avons réussi à maintenir l’équilibre.

La situation financière du département est désormais très précaire, au désengagement de l’Etat se rajoute la crise que traverse le secteur de l’immobilier. Cette crise provoque une perte de 75 millions d’euros sur les droits de mutations, le niveau de cette taxe étant dépendante du volume des transactions immobilières. Des moyens pour mener nos missions sociales et économiques ont disparus. Là où nous voulions en faire plus, nous avons du faire moins. La réforme sur la taxe professionnelle ne présage rien de bon, nous risquons de perdre encore et toujours beaucoup de recettes, l’autonomie des collectivités locales est donc totalement remise en cause. Les perspectives sont sombres, à ce rythme le département ne sera bientôt plus qu’un organe délibératif au service de l’Etat central. Ce n’est plus la démocratie quand on a les mains liées à ce point.

Malgré cette période difficile nous nous efforçons de sauvegarder l’essentiel. Ainsi les dotations de fonctionnement des collèges publics sont maintenues. Mieux, nous augmentons les moyens à hauteur de 2 euros par élèves. En parallèle, les subventions de fonctionnement aux collèges qui ont accumulés suffisamment de réserve financière pour fonctionner plus de deux mois sont réduites. Chaque euro dépensé doit servir le plus efficacement possible les conditions de scolarité de nos collégiens. Assurer l’avenir des jeunes et permettre l’égalité des chances par la formation au meilleur niveau est un devoir qui prévaut sur tout.

Le conseil général, financièrement pris à la gorge doit renoncer à certaines de ces politiques. Nous continuons à mettre tous les moyens dont nous disposons au service des nordistes. La volonté gouvernementale de recentraliser le pouvoir est forte mais notre détermination à défendre notre autonomie politique l’est tout autant. Les prochaines semaines seront déterminantes.

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