Des solutions contre l’engorgement : votre avis

Le but du Département est notamment de désengorger les autoroutes.
Le but du Département est notamment de désengorger les autoroutes.

| TRANSPORTS |

Deuxième expérience de démocratie participative pour le Département du Nord : après l’éducation, les transports. La dernière fois, c’était pour élaborer le Projet éducatif global, en 2011 : plus de mille Nordistes avaient donné leur avis.

Aujourd’hui, le conseil général demande à ses administrés leur perception, et leurs préconisations, sur la mobilité. Les usagers sont invités, depuis fin janvier, à poster leurs doléances et/ou ébauches de solutions sur le site Internet jeparticipe.lenord.fr, et lors d’ateliers départementaux mis en place un peu partout dans le 59. Celui concernant la métropole lilloise est prévu le 28 mars à 18 h 30, à la Maison des Enfants de Lomme. Le résultat du jus de crâne des participants, additionné d’un zeste d’élus, devrait être mis en oeuvre à l’automne, après avoir été entériné par le conseil général.

Une usine à gaz qui s’attaque à de vrais problèmes, notamment, martèle Didier Manier, vice-président en charge des transports au Département, « Comment décongestionner les axes routiers ? ». Le Nord totalise plus de huit millions de déplacements quotidiens, dont seulement 7 % se font en transports en commun, contre plus de 63 % en voiture. Là-dessus, le conseil général veut s’attaquer aux « blocages culturels », comme « l’habitude de prendre sa bagnole pour tout seul s’engouffrer dans Lille ». Didier Manier est clair : « Il ne faut pas faire plus de routes, cela créerait plus de bouchons. Il faut trouver des alternatives comme le covoiturage ou le télétravail. » Un plan régional du covoiturage sera d’ailleurs, se réjouit sur Twitter le vice-président aux Transports à la communauté urbaine Éric Quiquet, « effectif dans un an ».

Le tarif unique des transports Sur ces nouvelles mobilités, les usagers internautes ne manquent pas d’inventivité. « On pourrait se faire des autocollants pour nos voitures avec numéro de téléphone et proposition de covoiturage, c’est simple, efficace, économique, s’enthousiasme un contributeur. Un peu loufoque mais le développement durable était aussi loufoque à une époque ! » En attendant que toutes les voix de citoyens nordistes se soient faites entendre, Patrick Kanner, président du conseil général, étudie toutes sortes de solutions. « Le Département d’Isère utilise les bandes d’arrêt d’urgence, sur quelques kilomètres, pour faire rouler les bus. On est en train d’y réfléchir. » Car il n’y a pas de secret, pour convaincre quelqu’un, même très citoyen, de s’entasser dans les transports en commun plutôt que d’être confortablement assis dans sa voiture, il faut des arguments. Et pas seulement écologiques. Le prix, d’ailleurs, en est un conséquent. Didier Manier fait d’ailleurs, à l’occasion de ces débats, ressurgir l’Arlésienne du « tarif unique dans la région ». Un dossier auquel s’attèle, sans désespérer, le conseil régional.

Plana Radenovic

Source : Direct Lille

lundi 11 février 2013

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