François Hollande à Rouen: « Je suis le candidat du siècle qui vient »

Devant 12 000 personnes réunies dans le Zénith de Rouen, sa ville natale, François Hollande a donné son deuxième grand meeting de la campagne. Au moment où Nicolas Sarkozy annonçait sa candidature, il est revenu sur le bilan du Président sortant. Il a appelé à un débat à la hauteur de la démocratie et des attentes des Français en vue de l’élection présidentielle. Outre ses mesures sur la finance et la solidarité en générations, il a rappelé les valeurs qu’il portait, de vérité, de travail, de justice, de respect et de dignité, nécessaires à la fonction présidentielle et à l’avenir de la France. Il a également présenté toutes les transitions que la France allait avoir à réussir dans ces temps de changements.

« Je suis le candidat du siècle qui vient »
« La France doit progresser, sur tous les plans en même temps. On ne peut pas avoir d’un côté la modernisation économique et, d’un autre côté, la régression sociale et le conservatisme sur les mœurs. C’est tout le mouvement qui nous fera avancer. Nous sommes le parti – je suis le candidat du mouvement, du progrès, de l’avancée, de la conquête, du siècle qui vient ! »

« Dominer la finance… »
« Le redressement ne sera possible que si la finance est dominée. J’ai dit que la finance n’avait pas besoin de déposer sa candidature. Elle ne sera pas invitée au journal de TF1 ce soir. Elle n’a pas besoin de poser sa candidature, parce que, hélas! Elle domine sur le plan politique. Or c’est la démocratie qui doit avoir le dernier mot. Non pas que nous n’ayons pas besoin de banques, de financiers, d’épargne pour qu’il y ait de l’investissement et de la création – nous en avons besoin -, mais tant d’excès ont été commis sous nos yeux en vingt ans. La finance a pris le contrôle de l’économie et, à travers elle, le contrôle de la société et de nos vies mêmes. Combien de salariés m’ont expliqué que leur usine fermait, non pas parce qu’elle n’était plus compétitive, mais parce que le taux de rentabilité demandé par la finance était devenu si élevé qu’elle ne pouvait plus tourner pour satisfaire cette exigence.»

« Le candidat sortant nous promettra du neuf »
« Le candidat sortant nous promettra du neuf, il tentera de faire de ses faiblesses une force. Le président s’est trompé pendant cinq ans, mais justement, ce sera son expérience… On nous dira : « il a gouverné pendant cinq ans, il sait donc ce qu’il ne faut pas faire. Il connaît les erreurs à éviter ». La preuve c’est qu’il les a toutes commises ! Il prétendra que les vieilles recettes de l’austérité sont des remèdes du XXIe siècle. Il assènera que les Français vivent au-dessus de leurs moyens et qu’il faut les mettre à la diète. Il confessera que le passé ne compte pas, qu’il faut oublier le bilan, que la crise est passée par là, que tout s’efface et que seul l’avenir compte.(…)

« Ce n’est pas un bilan, c’est un fiasco »
« Ce quinquennat avait commencé par un bouclier pour protéger les plus riches. Il s’achève par une massue, celle de la TVA sur la tête des Français. Ce n’est pas un bilan, c’est un fiasco. Et je suis aussi sévère à l’égard de la politique qui a été menée au nom de l’Europe. Depuis deux ans, seize « sommets de la dernière chance » se sont tenus, et la Grèce en est toujours au même point, affaiblie, soumise, incapable de se redresser. Le pays est désespéré, la rue s’embrase, et les fonds n’ont toujours pas été libérés. »

« Le président qui rassemble»
« Et je fais ici cette promesse, si les Français m’en donnent mandat : je ne serai pas le président qui divise, je serai le président qui accueille, rassemble, réunit. Je ne serai pas le président qui distingue entre les hommes, entre les cultures, entre les religions, entre les opinions politiques ou partisanes. Je serai le président qui s’adressera aux Français dans ce qu’ils ont de meilleur. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *