Le Clos du Buet, résidence mixte à hautes performances énergétiques

Grandes surfaces vitrées et panneaux solaires pour privilégier les économies d’énergie.

Le Clos du Buet, résidence de douze logements locatifs sur deux niveaux livrée en septembre, a été inauguré hier après-midi. Retour sur un programme Partenord Habitat conçu avec LMCU et la municipalité.

Que faire du terrain enclavé entre la rue de Seclin et l’autoroute, quelque 1 500 m² situés à proximité du centre de contrôle technique automobile ? La ville a eu l’idée de construire une résidence en insistant sur le fait qu’elle devrait accueillir à la fois des retraités et des jeunes couples, population en demande de logement à Vendeville. LMCU s’est chargé de lancer la consultation car l’opération devait s’inscrire dans le cadre du « référentiel qualité environnementale logement social neuf dans le Nord Pas-de-Calais ». C’est Partenord Habitat qui a su répondre le mieux à ce cahier des charges exigeant en matière de haute qualité environnementale et de performance énergétique. Voici les caractéristiques de cette résidence conçue par le cabinet d’architecte Atlante.

Une conception intérieure des logements en rez-de-chaussée adaptables aux personnes à mobilité réduite avec 8 garages et 4 stationnements aériens faciles d’utilisation. On compte 4 type 2 de 56 m² (loyer de 314 E) et 8 type 3 de 67 m² (loyer de 375 E). Ces logements labellisés « PLUS » permettent aux locataires, sous certaines conditions de ressources, de bénéficier de l’APL (Aide personnalisée au logement).
Une volonté de très haute performance énergétique. C’est le deal passé entre LMCU et le bailleur social : économiser l’énergie. À tel point qu’un bureau d’études sera mandaté pour examiner régulièrement les factures de chauffage et d’eau des locataires afin d’évaluer les performances.

Pour relever ce challenge, la pression des réseaux d’eau est réduite, l’eau chaude stockée dans un ballon solaire et fournie « par bouclage » pour limiter les pertes, les douchettes sont à faible consommation et les sanitaires équipés de chasse à double débit. Les fenêtres, avec de grandes surfaces permettant un éclairage naturel maximum, sont situées en façade sud et ouest pour les protéger du froid et valoriser « les apports solaires passifs ». Les charpentes en bois européen et l’utilisation de déchets de lin assurent une isolation naturelle et optimale des toitures.

Pour le chauffage, le choix s’est porté sur des chaudières gaz à condensation garantissant un haut rendement et nécessitant un entretien limité. Un effort s’est porté aussi sur le confort hygrothermique avec une ventilation effectuée par des bouches mécaniques contrôlées et des vitrages à faible émissivité d’argon limitant l’effet paroi froide en hiver. Le chantier a duré une quinzaine de mois et les premières retombées semblent satisfaisantes. Seul petit hic, le retard de France Telecom à assurer le branchement des réseaux téléphoniques. Coût total de l’opération : 1,8 M E.

Le point de vue de l’architecte

Le cabinet Atlantes Architectes, de La Madeleine, a conçu cette résidence. Toutes les entreprises ayant travaillé sur le chantier sont de la métropole, dont le bureau de contrôle Veritas, de Villeneune-d’Ascq. L’un des architectes résume la façon dont ce projet a été traité.

« Le terrain présente des qualités évidentes telles que sa proximité du centre de la commune et un environnement mixte combinant un bâti traditionnel de faible hauteur et des jardins bien arbores. L’opération n’excède pas R + 1. Afin de s’inscrire au mieux dans le tissu traditionnel de Vendeville, nous avons proposé une architecture privilégiant les ensoleillements et les vues. La perception offre une ambiance de calme.Autour d’une cour minérale tout autant que végétale, se développent à la façon de corps de ferme des logements à double voire à triple orientation pour certains, percevant tout à la fois la cour centrale et les espaces périphériques très végétalisés. La cour centrale est traitée principalement de façon minérale, agrémentée de végétaux persistants et résistants ainsi que des plantes tapissantes (lierre et symphorine). Deux arbres. essentiels dans ce dispositif paysager, d’essence locale, sont implantés au cœur de cette petite cour. »

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