Le futur collège du Pont-de-Bois à la recherche d’une identité

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Pris dans la tourmente des suppressions de postes, le collège Léon-Blum est de toute façon voué à disparaître.

Non pas pour être rayé de la carte scolaire, heureusement, mais au contraire pour mieux renaître, à l’horizon de la rentrée 2013. Ainsi en a décidé le conseil général du Nord, dans une délibération votée le 15 juin 2009.

L’actuel bâtiment, situé place Léon-Blum sur un terrain appartenant à la communauté urbaine, sera totalement détruit, ouvrant la place à de nouveaux projets immobiliers. Résidence pour personnes âgées, logements étudiants ou locatifs classiques : toutes les hypothèses sont à l’étude, en partenariat avec Partenord Habitant.

Ouverture fin 2013

Le nouvel établissement, lui, sera construit rue de la Chesnaie, sur un terrain de 14 995 m² en partie occupé par le parking P3 de l’université Lille 3. Le permis de construire, déposé le 26 septembre dernier, ouvre la perspective à une mise en service à l’automne 2013, voire dès la rentrée. Le programme prévoit trente salles de classes, dont seize à vocation générale, trois pour les SEGPA, deux dédiées à l’informatique (pupitres) et neuf réservées à des enseignements spécialisés (musique, sciences expérimentales, arts plastiques…). À cela s’ajoutent quatre salles dévolues aux espaces technologiques, un lieu culturel, le centre de documentation et les habituels locaux de vie scolaire (foyer, clubs, permanences…). Côté équipements sportifs, enfin, une salle de 400 m² et un plateau de 970 m² offriront les meilleures conditions possibles aux athlètes en herbe. Mieux valait voir large du reste, puisque le futur collège « est calibré pour 650 élèves en enseignement général et 80 en SEGPA », précise Didier Manier, conseiller général du canton de Villeneuve-d’Ascq nord. Parmi eux, 400 pourront fréquenter le restaurant scolaire au côté de quelque cinquante commensaux adultes.

Conçu par l’architecte Marie-Pascal Bouchez, le bâtiment, de trois niveaux, intègre naturellement tous les enjeux environnementaux, notamment au regard de la consommation énergétique, de la production d’eau chaude solaire, du tri, des matériaux utilisés, etc. « À ce titre, nous avons demandé des subventions au FEDER et à l’Agence de l’eau », souligne Didier Manier. Le budget global de l’opération s’élève à 24 M E. Il ne reste plus qu’à trouver un nom au futur collège du Pont-de-Bois, celui de Léon Blum étant associé à l’actuel emplacement. La communauté éducative a déjà commencé à plancher sur la question et une dizaine de noms ont déjà émergé, parmi lesquels celui d’Hélène Berr, une jeune Française juive, auteur d’un journal relatant sa vie de 1942 à 1944.

Voix du Nord – Edition Villeneuve d’Ascq – 19/03/2012

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