Les pompiers font leurs comptes

Philippe Vanberselaert, directeur départemental du SDIS et Didier Manier, Premier Vice-Président du Conseil général du Nord (crédit photo Nord Eclair).
On fêtait la Sainte-Barbe hier soir. L’occasion pour les pompiers de tirer un bilan de l’année 2012 avec un nombre d’interventions dans
les normes, mais dans un contexte budgétaire de plus en plus difficile.

Les pompiers sont intervenus deux fois hier en préfecture. Le matin, ils ont sorti leur véhicule pour de bon : un court-circuit électrique a provoqué un début d’incendie dans un local technique. Tout a été rapidement maîtrisé, mais des employés ont dû être momentanément évacués.
Le soir, la sortie chez le représentant de l’État était beaucoup plus joyeuse. Les pompiers organisaient leur traditionnelle cérémonie de la Sainte-Barbe.

Un temps propice pour jeter un coup d’oeil dans le rétroviseur.

2012 a été l’année des grands chantiers. Un nouveau centre de traitement de l’appel a été inauguré au Quesnoy avant l’arrivée d’un autre flambant neuf à Villeneuve d’Ascq, à l’horizon 2015. Côté opérationnel, le département devrait terminer l’année avec environ 156 000 interventions au total. « C’est un chiffre qui devrait être stable par rapport à l’année 2011 », selon le colonel Philippe Vanberselaert, directeur départemental des services d’incendie et de secours du Nord (SDIS).

Et de vanter un système rodé : « Le choix a été fait de maintenir un même niveau de réponse opérationnelle. Ainsi le SDIS du Nord s’engage à fournir un premier moyen de secours au plus tard 15 minutes après la réception de la demande, sur plus de 98 % des opérations et 95 % du territoire. » De son côté Daniel Rondelaere, le président du conseil d’administration du SDIS, est revenu sur le dernier rapport qu’a publié la Chambre régionale des comptes. Un rapport qui met en avant un établissement public, le SDIS, « globalement adapté aux missions » et « performant ». Même si dans le même temps, la Chambre souligne un retard d’investissement chiffré entre 50 et 110 millions d’euros par rapport à d’autres départements du pays. Avec, pour corollaire, une vétusté plus forte du matériel et des bâtiments. Le SDIS tente d’inverser la tendance.

« Nous nous sommes résolument engagés depuis 10 ans dans une politique de remise à niveau », indique Daniel Rondelaere, qui précise que sur les 121 centres de secours que compte le Nord, 24 ont été entièrement reconstruits et 43 ont connu des réhabilitations importantes. Présent hier, Patrick Kanner, le président du conseil général, a promis que pour 2013 la participation départementale au SDIS sera à hauteur de 95,5 millions d’euros, soit une hausse de plus de deux millions par rapport à 2012.

Morad Belkadi

source : Nord Eclair
publié le 04.12.2012

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