Logement : un numéro vert nordiste pour éviter les expulsions

| FIN DE LA TRÊVE HIVERNALE |

La « trêve » des expulsions locatives prend fin ce mardi. Pour tenter de les éviter, une plate-forme téléphonique a été mise en place depuis trois ans dans le Nord par l’ADIL (agence départementale d’information sur le logement) avec le soutien du conseil général. Didier Manier, vice-président du conseil général et président de Partenord Habitat, a fait le point hier sur ce dispositif expérimental. …

Depuis trois ans, le numéro vert a traité environ 2 000 demandes dont près de 700 l’an dernier.
« L’expulsion n’est pas une fatalité, plus on traite le problème en amont, plus on peut trouver une solution », explique Didier Manier.

Une analyse statistique des appels au numéro vert montre que près de la moitié d’entre eux émanent de la métropole lilloise où la situation du logement est très tendue. Le Cambrésis est également fortement représenté.

Si les trois quarts des coups de fil émanent des locataires, dans un quart des cas, c’est de propriétaires demandeurs de médiation et d’information.

Dettes élevées

Parmi les locataires en difficulté, 46 % appartiennent à la tranche d’âge des 35-49 ans, 37 % vivent seuls tandis que les familles avec trois enfants ne représentent que 14 % des appels. Ces chiffres semblent indiquer que les prestations familiales et les aides au logement facilitent le maintien dans le logement.

« On constate une paupérisation de la population et une précarité plus grande parmi ceux qui appellent, le travail ne protège plus des difficultés financières liées au logement », souligne Didier Manier. Les factures énergétiques qui s’ajoutent au loyer expliquent aussi la montée des difficultés.

Les risques d’expulsion ne se concentrent pas sur les personnes aux revenus les plus faibles. L’enquête de l’ADIL montre que 61 % des consultants de la plate-forme téléphonique ne perçoivent aucun des minima sociaux.

Le montant de la dette est souvent élevé : dans 46 % des cas, celle-ci est supérieure à 2 000 euros et dans 42 % des dossiers, la somme en jeu correspond à plus de six mois de loyer.
N° vert : 0800 359 359.

Source: La voix du Nord du Mardi 15 mars

Une réflexion au sujet de « Logement : un numéro vert nordiste pour éviter les expulsions »

  1. ha ! si tous les bailleurs étaient comme vous ! j’ai siégé 4 ans au sein du Conseil d’Administration du groupe Sambre Avesnois Immobilier et plus particulièrement sa société Promocil. Malgré le fait que j’ai a plusieurs reprises tiré la sonnette d’alarme en ce qui concerne les locataires en grandes difficultés financières et malgré le fait qu’une grande partie perçoit l’APL certains sont redevables de sommes considérables par rapports aux charges. Ces personnes qui perçoivent le RSA et d’autres d’allocations spécifiques versées par les ASSEDIC sont souvent surendettées.
    ils occupent des logements ne correspondant pas à leur situation (ex : couple de vieux retraités ayant 1 type 4 à l’origine ils percevaient l’APL car 2 enfants à charge, aujourd’hui les enfants ont quitté le domicile, ces retraités se retrouvent à payer un loyer à taux plein sans APL et occupe 1 logement devenu trop grand pour eux) le service contentieux du bailleur PROMOCIL – MAUBEUGE n’a pas d’état d’âme et envoie systématiquement leur Huissier de justice pour essayer de grapiller les quelques euros que les personnes en situation d’expulsion pourraient verser, alors qu’il y aurait matière à trouver une solution : par la mise en place d’un échéancier et surtout une mutation dans un logement dont le loyer et surtout les charges correspondrait à leur situation.
    Monsieur MANIER je sais votre implication dans le social et à tout ce qui touche de près ou de loin la qualité de vie des personnes quelqu’ils soient Helas ce n’est pas du tout le cas pour les dirigeant de Promocil.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *