Retraites : le combat est historique. Tous mobilisés !


Il y a un siècle, la France se dotait de sa première loi sur les retraites : la loi du 5 avril 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes. Déjà, en 1879, le député Martin Nadaud défendait l’instauration de retraites ouvrières et de protections contre les accidents du travail. Il aura fallu 30 ans pour que le projet aboutisse au Parlement ; pour que la retraite à 65 ans devienne effectivement un droit, basé sur la capitalisation obligatoire.

En 1945, le pays est ravagé par la guerre. Il y a pénurie. Pourtant, dès la Libération, le programme du Conseil National de la Résistance est mis en œuvre. La Sécurité Sociale est créée. Le système de retraites par répartition est mis en place. D’autres réformes vont suivre : la semaine de 40h, le salaire minimum. La démocratie sociale renaît.

Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu Président de la République. La retraite à 60 ans figure parmi les 110 propositions du candidat socialiste. Elle devient effective le 26 mars 1982. « L’abaissement à 60 ans de l’âge de la retraite est une aspiration sociale ancienne qui n’a pas reçu jusqu’à présent une réponse satisfaisante » peut-on lire dans l’ordonnance. « Cela constituera une étape significative de la politique de progrès social mise en œuvre par le gouvernement ». C’est l’idée d’un « véritable droit au repos que les travailleurs sont fondés à revendiquer en contrepartie des services rendus à la collectivité ».

Aujourd’hui, presque 30 ans plus tard, le gouvernement veut toucher à un acquis social majeur, la retraite à 60 ans. Le choix de faire travailler plus longtemps est idéologique. C’est la remise en cause de tout un siècle de progrès social lié au mouvement ouvrier. Denis Kessler, l’ancien patron du MEDEF ne s’était pas trompé quand il déclarait en 2007 : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ! »

Le gouvernement veut liquider la retraite à 60 ans. Nous ne pouvons pas le laisser faire. La réduction du temps de travail aura permis d’allonger l’espérance de vie. Elle aura permis à des millions de retraités de s’impliquer dans la vie locale, dans les associations ou – tout simplement – de s’occuper de leurs petits-enfants. Les salariés ont gagné une vie après le travail. Cela ne peut pas s’arrêter en 2010.

Nous sommes dans un vrai combat de civilisation. Nous pouvons le gagner. Les Français ont compris que la réforme du gouvernement n’est pas inéluctable. Des solutions existent pour financer les retraites sans toucher aux 60 ans. Demain, dans la rue, des millions de salariés vont défendre notre acquis social. Nous serons à leur côté pour faire valoir nos propositions et leur dire qu’en 2012, les socialistes s’engageront à revenir sur la réforme du gouvernement.

Demain, le rendez-vous est fixé à 14h à la Fédération du Nord du Parti Socialiste. Le départ de la manifestation aura lieu à 14h30 à Lille Porte de Paris. 70 % des Français approuvent déjà le mouvement social. C’est possible de gagner !

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