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Pose de la première pierre du pôle de soins à Loos

Crédit Photo Nord Eclair
Des blouses blanches maniant la truelle, ce n’est pas un nouveau scénario de série américaine. Juste l’opération inédite qui s’est déroulée, hier sans encombre, lors de la pose de la première pierre du pôle de soins de suite et de réadaptation de Loos et d’Haubourdin.

L’hôpital de Loos se modernise. Il deviendra, en 2014, le pôle de soins de suite et de réadaptation des hôpitaux de Loos et d’Haubourdin. L’expression vivante de la réussite du projet médical partagé. « Cela s’est fait très rapidement », se réjouit encore la directrice des deux établissements hospitaliers, Marie-Laure Despature. « En 2006, les médecins ont démarré la réflexion. Six mois plus tard, les conventions étaient signées. » Le chantier a, lui, démarré en mai. Il donnera vie, comme l’a rappelé non sans fierté le maire de Loos Daniel Rondelaere : « C’est un projet particulièrement ambitieux qui permettra à l’hôpital de gagner près de 8 000 m² de surface supplémentaire et de disposer de 44 lits supplémentaires. » Un projet qui prend d’autant plus d’importance pour l’élu dans un contexte délicat « où l’on assiste à une difficulté croissante dans les centres hospitaliers, particulièrement visible au niveau des services d’urgence ». Ce qui n’a, pourtant, pas empêché les acteurs de cette modernisation de réussir à boucler le budget évalué à… 39 millions d’euros et de trouver des financeurs.

Didier Manier, vice-président du conseil général, développa un autre contexte : « Si le département du Nord est le plus jeune, il est aussi le plus peuplé et compte de nombreuses personnes âgées. Nous devons intégrer cette réalité. » L’élu, également président de Partenord Habitat, a annoncé qu’en 2011, le département élaborera le futur schéma gérontologique : « On doit avoir une vision prospective du vieillissement, on doit avoir la vision la plus réaliste possible. Le vieillissement est une chance, si on s’en donne les moyens », même si les difficultés peuvent aujourd’hui être disséquées : « On a des problèmes de financement, depuis la création de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), il y a quatre fois plus d’allocataires mais on a moins de transferts de charges. » La mascotte de l’établissement, Andrée, ne se démonte pas. Elle pousse son déambulateur pour marquer, à son tour, symboliquement, cette pose de la première pierre : « J’étais là aussi lorsqu’on a inauguré le portail… »

Nord Eclair
jeudi 17 juin 2010