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Partenord Habitat : Faubourg Duchateau de Denain-la renaissance d’un quartier grâce à la fée ANRU

Partenord Denain 16.11.2013
crédit photo La Voix du Nord

De 1 200 logements en 1962, le Faubourg n’en compte plus aujourd’hui que 580. Même si l’ajout de la résidence Jacques-Brel, construite dans les années quatre-vingt, a comblé une partie du déficit d’habitations. Reste que ce quartier, avec 77 % de logements collectifs compte encore plus de 2 000 habitants (10 % de la population de Denain), dont la moitié a moins de 25 ans. Le projet de rénovation urbaine (le fameux ANRU), inscrit dans le cadre du Grand Projet de ville (GPV) et entré dans le concret il y a quatre ans, table sur la construction de 263 logements neufs (197 collectifs, 136 individuels, 20 accessions à la propriété), la réhabilitation de 329 existants (198 collectifs, 131 individuels), tandis qu’en même temps 251 logements sont voués à la démolition (le bâtiment Alsace est en cours, Dauphiné et Lyonnais suivront). Le chantier est déjà bien avancé puisque près de 400 habitations (y compris dans des opérations immobilières associées) ont déjà été livrées depuis 2012. On notera aussi que des noms ont enfin été donnés aux rues de ce quartier jusqu’alors tristement anonyme.

Quatre inaugurations vendredi après-midi

Vendredi après-midi, pas moins de quatre inaugurations ont permis de constater l’avancement de ce chantier colossal, d’autant que les entreprises rénovent les logements encore habités, ce qui est complexe, les résidents devant cohabiter dans un quartier en complète mutation. Une longue colonne de personnalités emmenée par le Villeneuvois Didier Manier, président de Partenord Habitat, Marcel Dehoux, vice-président, Christophe Bécuwe, directeur général de ce même organisme qui gère 660 logements à Denain (dont 580 au Faubourg) et Anne-Lise Dufour, députée-maire de Denain. Franck-Olivier Lachaud, le sous-préfet de Valenciennes, a rejoint le cortège un peu plus tard. Fabrice Piette, responsable de l’unité Partenord de Denain a joué les guides au milieu de ce quartier en effervescence.

On a d’abord cisaillé du ruban deux fois sur le boulevard Charles-de-Gaulle : d’abord pour inaugurer l’antenne Partenord Habitat (un équipement bienvenu tant pour les usagers que pour le personnel, car l’ancienne était installée dans un appartement) et les 36 logements neufs situés au-dessus ; puis pour lever le voile sur les résidences réhabilitées Poitou et Anjou, rue Guy-Naturel (dont on n’imagine guère qu’elles étaient auparavant de sordides immeubles à la brique rouge uniforme). Une heure plus tard, la joyeuse colonne faisait halte pour de nouveaux coups de ciseaux pour inaugurer huit logements fraîchement construits rue Édouard-Branly. La visite guidée s’est achevée près du centre social (ancienne ferme Thonville), rue du Pont-Hennuyer, où se dressent 36 collectifs.

Les discours du jour

Tous les piétons se sont ensuite retrouvés à l’espace projet du boulevard de Verdun (rouvert à la circulation) pour entendre la bonne parole. Anne-Lise Dufour n’a pas caché son enthousiasme : « Nous sommes en passe de gagner le pari. On ne reconnaît plus le Faubourg, avec ces logements enfin dignes du XXIe siècle. Certes, il y a de la boue, forcément, mais il faut savoir souffrir pour être beau. Il reste encore une bonne année de travaux, notamment pour construire la maison de quartier et le groupe scolaire Patrick-Roy. » Didier Manier a eu aussi une pensée pour l’ancien député-maire de Denain « qui avait ce quartier chevillé au corps ». « Des 33 dossiers régionaux ANRU, Partenord s’en occupe de 17. Pour celui de Denain, nous avons investi 72 M € et nous voyons aujourd’hui une réelle mixité sociale et générationnelle », a dit le président de l’institution. Franck-OLivier Lachaud a souligné cette rénovation urbaine sans précédent (42 milliards pour tout le pays), « plus grand effort de reconstruction depuis la Deuxième Guerre mondiale ». Et le sous-préfet de se féliciter de la réussite denaisienne, « preuve qu’il n’y a rien d’impossible et qu’il n’y a que des énergies à mobiliser ». Il spécule beaucoup sur le nouveau contrat de ville qui sera lancé au 1er janvier 2015, « qui va permettre à Denain de poursuivre son redressement en tirant des leçons du passé ».

Factures d’énergie en baisse

Comme l’a fait remarquer, dans son discours, Didier Manier lors de la quadruple inauguration au faubourg Duchateau, vendredi après-midi, la facture d’énergie a augmenté de 125 % en quinze ans. Voilà pourquoi l’idée de rendre les habitations du quartier moins énergivores est fort louable. Ainsi, sur une échelle de A à G, les logements neufs sont classés en B (de 51 à 90 kWh), tandis que deux qui sont réhabilités passent de E (231 à 330 kWh) avant travaux à C (91 à 150 kWh). Pour ces derniers, cette performance a été rendue possible par le passage du chauffage et l’eau chaude individuels à un système collectif. Personne ne devrait s’en plaindre dans un quartier où les revenus sont souvent minimaux

Source : La Voix du Nord

 

Décès de Patrick Roy – communiqué du Groupe Socialiste

Geoffrey Dorne - jaffiche.fr

Les élus du Groupe Socialiste du Conseil général du Nord expriment leur plus vive émotion et leur plus grande tristesse après l’annonce du décès de leur camarade Patrick ROY.

Député de la 19ème circonscription, Maire de Denain, ancien Conseiller général, Patrick ROY fut un militant et un élu de proximité déterminé, travaillant sans relâche pour sa ville et ses habitants.

Nous n’oublierons jamais sa présence entre 2001 et 2008 sur les bancs de notre hémicycle. Il était un homme de cœur et de conviction.

Son dernier combat contre la maladie est un exemple de courage et d’humanité. Il inspire le respect. Toutes nos pensées vont aujourd’hui à sa famille, sa femme, Geneviève et son fils, Kevin.

« Rénovation urbaine: le rôle clé de Partenord Habitat »

Vous trouverez ci-dessous un article extrait de la Gazette du Nord-Pas-de-Calais qui évoque le rôle clé de Partenord Habitat dans la rénovation urbaine à Denain. Bonne lecture !

Ce 8 septembre 2009 restera dans les annales de Denain puisqu’en débloquant 100 M€, les partenaires de l’Anru ont donné le coup d’envoi de la rénovation-transformation du faubourg Duchateau. Au-delà, c’est, avec la ZFU, l’arrivée du tramway et diverses opérations en cours, un véritable retour à la vie qui se fait.

Denain, c’est quelques chiffres que l’on hésite à énumérer, par pudeur. Dans certains de ses quartiers périphériques, c’est encore pire. Songeons que 73% des habitants ne payent pas l’impôt sur le revenu, que 44% des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi, que les chiffres du chômage grimpent à 58 % dans certaines zones. Mais Denain, c’est aussi une ZFU qui, depuis 2006, se met en place et a déjà attiré 190 entreprises, créé 450 emplois, et un tramway qui draine de plus en plus de flux, humains et financiers. La situation est donc contrastée, nourrissant le pessimisme des uns et l’optimisme des autres. En tout cas, une chose est certaine, c’est que toutes les personnalités signataires de cette opération Anru 1 sont d’accord pour se retrousser les manches et faire de cette rénovation transformation du faubourg Duchateau, le démarrage d’un nouveau Denain.

Le rôle clé de Partenord

Avec 45 M€ de participation à la dépense totale, la plus importante de toutes avec l’Anru (22 M€), Partenord Habitat se place tout de suite en pôle position de l’opération. Le bailleur social lié au Conseil général, n’est pas là par hasard. Il en est à la 14e convention sur 16 prévues, assumant la destruction de 1 800 logements et la reconstruction de 2 000. Sur ce faubourg Duchateau, isolé par l’A2 et l’Escaut du reste de Denain, Didier Manier, président de Partenord, a soufflé le chaud et le froid. Le chaud en affirmant qu’il allait y mettre les moyens et la qualité : « Il y aura des sites associés donc on ne craindra pas une trop grande concentration, il y aura du HQE et de la basse consommation, on va anticiper sur les normes ! » Et le froid… : « Les bailleurs travaillent mais ne peuvent suppléer au désengagement de certains (ndr : comprenez l’Etat). Depuis la première la convention ANRU à Roubaix, la participation financière de l ‘Anru n’a cessé de baisser. Et le budget logement est lui aussi en baisse. Nous sommes très inquiets. Heureusement qu’il y a la délégation à la pierre donnée aux collectivités locales, mais si la réforme des collectivités territoriales supprime la clause de compétence générale, les collectivités et nous-mêmes ne pourrons plus intervenir en matière de logements. Qui le fera ?

Une rénovation complète

Le faubourg Duchateau sera la proie des grues et pelleteuses plusieurs années. Tout devrait démarrer en 2011 et s’achever en 2014, la phase la plus intensive se situant en 2012 et 2013. En résumé, 251 logements détruits et reconstruits, la plupart sur site, 329 logements réhabilités, 204 en accession à la propriété au nom de la mixité sociale, des voiries nouvelles dont la ferme Thonville qui valorisera l’entrée de la ville, des travaux au centre social rénové (265 000 € par le Conseil général), une école maternelle reconstruite. L’amélioration de l’habitat – phare de cette opération Anru – aura aussi mobilisé 5 M€ à la CA Porte du Hainaut.

Si tout cela procurera incontestablement de l’emploi sur place, les partenaires souhaitent aussi que cela se prolonge par des emplois durables, non liés aux chantiers, synonyme d’un véritable relèvement de cette ville qui fut l’une des plus riches de France du temps d’Usinor.

Quant au détail du calendrier : début 2011, les voiries et les espaces publics devraient être attaqués. Les six premiers mois de cette année, les 251 logements commenceront à être construits (par Partenord Habitat), la démolition de trois immeubles sera enclenchée quand les premiers habitants reviendront; 177 logements seront alors encours sur les lieux mêmes, 74 ailleurs, dans le faubourg, mais aussi en centre-ville et à Bellevue (autre quartier rénové). Enfin, 204 logements seront construits dont 72 par des bailleurs privés. Quant à la rénovation de la ferme20Thonville, par Demathieu et Baert, elle sera l’objet d’un investissement financier total de 9,8 M€, finançant aussi la réhabilitation d’une maison de quartier, des écoles Sévigné et Branly et du foyer Condevaux.

La « justice rétablie » !

Avant que le sous-préfet Marc Burg ne souligne assez longuement que l’Etat n’avait pas tous les torts, le président de Région, Daniel Percheron, pointait du doigt avec son habituelle faconde quelques aspects (politiques) sensibles de l’opération. D’abord qu’avec 100 M€ consacrés à cette opération, la »Justice était rétablie » : « C’est un événement considérable, c’est un chiffre de reconstruction ». Car, « quand l’économie s’en va avec 400 000 emplois disparus dans quatre secteurs d’activité cumulés, il faut des années pour que cela reparte (…) Cela n’est pas par hasard si l’inventeur de l’a politique de la ville est du Nord : Jean-Louis Borloo ! Avec deux chiffres : 1.4 milliard d’euros d’investissement de la Région générant 4 milliards de travaux, il savait de quoi il parlait. (…) Et s’il y a de la vie à Denain, c’est parce que l’Etat l’a décidé et que les élus locaux et régionaux l’ont permis !

L’Etat présent !

L’Etat, c’est encore de lui que Marc Burg parlait au micro encore chaud de la prestation du président de Région. Il s’agissait en fait de rétablir la balance entre le decrescendo de l’Etat, vérifiable dans les simples chiffres, mais son évidente présence dans des secteurs phare de la vie régionale. Il dépense plus de 900 M€ dans le Nord Pas de Calais dont 600 sur le Nord et 170 sur l’arrondissement du Valenciennois, et via l’ANRU- 22 sur Denain. Le Nord recense 30 grands dossiers Anru dont 10 sur le Valenciennois. Marc Burg précisait aussi qu’il ne fallait pas oublier la politique de la ville qui, en dehors des opérations Anru, coûte à l’Etat 4 M€ et contribue au développement urbain et la cohésion sociale. Denain bénéficie aussi du plan « Espoir banlieues » par l’action de cinq délégués mandatés par la préfecture de Valenciennes. A tout ceci, il faut ajouter la zone franche urbaine (2006) qui pour l’instant a attiré 190 PME créées (donc sans compter les autres), 450 emplois locaux, les exonérations de cotisations sociales représentant à l’heure actuelle 580 M€, « dont se prive l’Etat’ soulignait Marc Burg. Il enfonçait encore le clou (dépense de 300 000 € au titre de la dépollution à Denain), rappelant que l’aide à la pierre consentie aux collectivités locales était elle aussi le fait de l’Etat, que la requalification urbaine du centre-ville visant à éradiquer l’insalubrité se ferait avec l’Etat (la concertation avec les élus locaux va être enclenchée), et qu’il fallait souscrire au plan naturel de l’habitat ancien dégradé.

Les signataires : Marc Burg (sous-préfet). Daniel Percheron (président de Région). Patrick Kanner (Conseil général), Alain Bocquet (président de la CAPH), Patrick Roy (maire de Denain). Marc Desjardins (directeur régional de la CDC), Didier Manier (président de Partenord Habitat), Pascal Martin-Gousset (directeur général Anru), Jean-Luc Bart, président de la CAF de Valenciennes.

Financement

Les hauteurs de financement (en millions d’euros) : Partenord 45 (dont 37,7 de la Caisse des dépôts); Anru 22; Région 8,8; CAPH 5,1; Denain 3,2; la CAF 280 000 euros; conseil général du Nord 270 000 euros. Autres : 15,2 (dont 10,4 d’investissements de promoteurs pour les opérations d’accession sociale). Le coût total est de 100 106 619 €.

Ils ont dit

Daniel Percheron, président de Région : « Ici, 73% des gens ne payent pas l’impôt sur le revenu, nous voici dans l’autre France ! (…) . Ici, 4 milliards de travaux, c’est 5 % du PIB de notre région pour la renaissance des villes ».

Alain Bocquet, président de la CAPH
: « La CAPH dépense ici 5 M€ (….), de plus elle est la agglo à avoir mis en place la prime à l’accession, nous nous occupons de 400 logements par an. »

Patrick Kanner, vice-président du conseil général du Nord : « Nos interventions sont de 762 M€ sur 35 sites ANRU. Si l’on y rajoutait Partenord Habitat, cela ferait du Nord, la plus importante collectivité financière de France. »

Tous ont souligné l’excellence du partenariat entre intervenants.