Archives par mot-clé : Education Nationale

Laïcité et valeurs de la République : l’éducation des collégiens est notre priorité commune !

Après les attentats du début du mois, des incidents se sont produits dans les collèges et les lycées. 200 faits ont été remontés au ministère de l’Education Nationale. Peut-être plus inquiétant, des théories du complot contestant la version officielle des événements ont été relayés sur les réseaux sociaux trouvant un écho important chez les jeunes : 1 sur 5 y serait sensible.

C’est la mission de l’école de désintoxiquer les têtes et d’apporter l’esprit critique aux citoyens de demain. C’est aussi à l’école qu’il revient d’inculquer les institutions et les valeurs de la République française dont la laïcité. La responsabilité de l’Education Nationale est fondamentale.

Hier, la ministre Najat Vallaud-Belkacem a mis en exergue l’importance de revoir la carte scolaire, d’améliorer la mixité dans les collèges et de travailler plus profondément sur l’enseignement civique ; en lien avec les collectivités locales.

Nous sommes engagés sur le sujet.

C’est en effet l’ensemble des services publics et des institutions démocratiques qui doivent se mobiliser pour défendre et transmettre notre conception de la citoyenneté : les collectivités locales ont elles-aussi un rôle important à jouer !

Ainsi, le Département du Nord a pu mettre en œuvre ces dernières années un outil volontariste et novateur, le Projet Educatif Global Départemental (PEGD). Il permet aujourd’hui à 124 collèges de bénéficier de nouvelles méthodes – notamment celles de l’éducation populaire – et de moyens pédagogiques supplémentaires. Le PEGD forme les collégiens sur les thématiques de la lutte contre les discriminations et l’égalité entre les sexes. Il permet de développer la capacité de jugement des jeunes et leur ouverture sur le monde ou encore de rapprocher les familles de l’institution scolaire. Le PEGD vient renforcer la force de l’école dans la transmission des savoirs et des valeurs de la République.

Car c’est au collège – lieu éducatif qui rassemble encore la totalité d’une classe d’âge – que l’on peut enseigner et faire partager les idées de tolérance et de mieux vivre ensemble qui sont les nôtres. Comme le proclamait Ferdinand Buisson, « le triomphe de l’esprit laïque, c’est de réunir les enfants de toutes les églises pour leur faire commencer la vie dans une atmosphère de paix, de confiance et de sérénité » !

L’ECOLE FRANÇAISE DEGRINGOLE

Mardi dernier, le quotidien Le Monde publiait les résultats de l’enquête PISA 2009. Ce Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves classe la France à la 19ème position mondiale, tout juste dans la moyenne des pays européens.

Comment ce classement est-il conçu ? Depuis 2000, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) compare les compétences des jeunes de 15 ans dans leur langue maternelle, en mathématiques et en sciences.

La grande leçon de ce classement 2009, c’est que la France est devenue un pays très moyen. Il y a dix ans, l’Allemagne était derrière nous. Aujourd’hui, elle passe devant en lecture, en sciences, également en mathématiques.

Pendant que l’Allemagne mettait des moyens pour rattraper son retard, le gouvernement français supprimait des milliers de postes dans l’Education Nationale : 40 000 enseignants ont disparu depuis 2008. Les 3 années de coupes budgétaires n’ont pas amélioré le service public d’enseignement. Elles ont abîmé l’école.

Non seulement l’école française est mal classée mais elle est aussi profondément injuste. Le système scolaire est de plus en plus inégalitaire. Les élèves qui réussissent sont issus des milieux sociaux les plus favorisés. Les autres sont en bute à l’échec scolaire. 20 % des élèves connaissent aujourd’hui de grosses difficultés.

Il reste le dévouement des enseignants français. 88 % des élèves reconnaissent ainsi que « mes enseignants me traitent de façon juste » et 80 % déclare « si j’ai besoin d’aide, mes enseignants me l’offrent ».

La dégringolade de l’école française n’est pas une fatalité. Le défi de la Gauche, c’est bien de construire un nouveau pacte éducatif qui permette d’agir à la racine des inégalités. Il faut plus de moyens mais aussi un vrai projet pour l’Education Nationale : retrouvez ici les propositions du Parti Socialiste.

Rentrée scolaire 2010 : une école « bradée » sans projet

Tout va bien Madame la Marquise. La nouvelle rectrice d’académie veut croire que la rentrée scolaire s’est déroulée sans difficulté. Derrière l’optimisme de façade, force est de constater que l’Education Nationale ne se porte pas bien. Les 3 années de coupes budgétaires et de réformes en tout genre n’ont pas amélioré le service public. Elles ont abîmé l’école.

30 000 postes d’enseignant en moins depuis 2007. 16 000 nouvelles suppressions à la rentrée. L’hémorragie va laisser des traces. Les classes de maternelle sont en sursis. Les réseaux d’aide aux élèves en difficulté sont en voie de disparition.

Les enfants qui arrivent à l’école aujourd’hui font partie de la génération « cobaye ». C’est la génération qui va se heurter aux classes surchargées, au dérèglement du rythme scolaire, à la suppression de l’histoire en terminale de lycée.

La génération cobaye, c’est aussi la génération des nouveaux enseignants débarqués en classe sans formation adaptée après la suppression des IUFM.

Les enseignants devraient être fiers de leur métier, valorisés par la société. Aujourd’hui, ils sont déclassés et maltraités.

L’école est le socle de la République. Elle forme les citoyens de demain. Elle doit ouvrir ses portes à tous. Au lieu de cela, le gouvernement ferme des classes. Il ferme des écoles. Il supprime la carte scolaire. Au final, il solde l’avenir et la réussite des enfants.

Aujourd’hui, 20 % des élèves connaissent de grosses difficultés scolaires. Pour seule réponse, le gouvernement a décidé la suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme. Qui peut croire que le tout répressif constitue un projet pour l’école ?

Il est temps de parler d’égalité réelle. L’école doit donner à chacun les moyens de réussir sa vie. Les inégalités de départ ne doivent pas se reproduire et s’aggraver dans la scolarité. Il faut donner plus de moyens là où les besoins sont plus grands. Un nouveau pacte doit être scellé entre le pays et son école : plus de moyens mais aussi un vrai projet pour l’Education Nationale. Il y a urgence !

Nouvelle politique éducative départementale

La Séance Plénière du Conseil Général du Nord du lundi 5 mai portait sur la nouvelle politique éducative départementale et la mise en place du Fonds Départemental d’Appui aux Projets Educatifs. Je suis intervenu pour défendre les ambitions des élus socialistes pour les collèges du département. Il s’agit de rétablir un peu d’égalité quand le service public de l’Education Nationale subit autant les mauvais coups du gouvernement.

De nouvelles modalités d’interventions sont prévues, basées sur un appel à projets lancé chaque année auprès des collèges publics et privés du Nord. Les projets d’établissement seront financés par le Département.

Les priorités sont nombreuses : promouvoir le développement durable; sensibiliser à la santé, au sport, à la culture; favoriser le respect des autres et la citoyenneté; faciliter l’accès aux technologies de l’information et de la communication; prévenir le décrochage scolaire; mettre en réseau les écoles avec le collège du secteur; rapprocher le collège de l’enseignement supérieur et du monde de l’entreprise; favoriser la coopération entre les collèges; soutenir les internats; ouvrir les collèges sur leur quartier.

Les 102 établissements les plus difficiles du département recevront une enveloppe majorée. La subvention se chiffre à 12 euros par élève. Elle montera à 18 euros par élève dans les collèges prioritaires.

Les établissements pourront continuer de travailler avec les associations socio-éducatives en partenariat avec le Département du Nord. Il s’agit de donner aux enfants l’opportunité d’aimer l’école et de réussir leur parcours scolaire.

Retrouvez ici le texte intégral de mon intervention.

Le tour de garde des élus socialistes contre la casse de l’Education Nationale

photo Patrick James
J’ai participé au premier tour de garde contre la casse de l’Education Nationale avec plusieurs élus socialistes de la Fédération du Nord, hier, place de la République à Lille.

Nous avons voulu marquer le coup et interpeller l’Etat contre la logique comptable des suppressions de postes dans l’enseignement. Il aurait fallu renoncer à 120 suppressions dans le premier degré, 800 dans les collèges et 235 dans les lycées pour simplement maintenir le nombre d’élèves par classe à la rentrée 2010.

Nous demandons solennellement la mise en place d’un moratoire contre les supressions de postes d’enseignants.

A Villeneuve d’Ascq, nous connaissons trop bien les problèmes de classes surchargées et d’accueil insuffisant en petites sections de maternelle.

Le rendez-vous est pris. Il aura lieu tous les lundi matins, place de la République à Lille.

Retrouvez ici l’article de la Voix du Nord.

Journée morte pour les collèges et lycée Queneau à Villeneuve d’Ascq

Je me réjouis que les Parents d’élèves des collèges de Villeneuve d’Ascq et du Lycée Queneau organisent une journée morte ce jeudi 11 mars. J’espère que cette initiative connaîtra un retentissement et qu’elle servira d’exemple pour défendre les conditions d’enseignement dans notre commune, mais au-delà, dans notre région qui se verra privée de 1000 postes à la prochaine rentrée scolaire.

Malgré des effectifs d’élèves stables ou en hausse, tous nos collèges villeneuvois sont concernés par des suppressions de postes, des dotations horaires insuffisantes, des classes surchargées, le manque de surveillants. Ce sont des heures de Mathématiques, de Français, de langues, de SVT qui disparaissent. Au Collège Léon Blum, il faut s’attendre à la suppression de 5 postes, par exemple. 5 postes en moins sont également prévus au Lycée Queneau qui compte pourtant 56 élèves en plus. Il sera difficile de nous présenter l’excuse de la calculette à effectifs.

L’éducation nationale est concrètement mise à mal. Les parents ne l’acceptent plus et ont décidé de réagir. J’espère que cette fois, la mobilisation des citoyens Villeneuvois sera entendue. Les parents d’élèves ne se contenteront pas de réponses courtoises et sibyllines comme on peut souvent le déplorer. L’intérêt des enfants est mis en cause concrètement, c’est avec leur avenir et leur qualification que l’on joue. Je les soutiens activement. Il ne faut plus laisser faire. Le seuil de tolérance a été largement dépassé.