Archives par mot-clé : élection présidentielle

Après le 1er tour de l’élection présidentielle…

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle sont tombés.

La colère exprimée devra être entendu. Viendra aussi très vite le temps d’en tirer tous les enseignements…

Pour l’heure, il faut se concentrer sur le 2nd tour. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le comportement de certains, je suis convaincu qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

La peur, le rejet, la xénophobie et le repli ne sont pas des solutions d’avenir.

Sur le plan économique, social et sociétal, l’application du programme du Front National serait, j’en suis certain, une catastrophe pour la France.

L’heure est donc à la mobilisation pour défendre nos droits et nos valeurs réunies sous le beau triptyque Liberté, Egalité, Fraternité auxquels j’ajouterai Laïcité.

Comme pour le 21 avril 2002, j’apporterai ma voix le 7 mai prochain à Emmanuel Macron pour faire barrage à la candidature de Marine Le Pen.

Sans remettre en cause mes convictions et au-delà de la déception et de la tristesse que j’éprouve au regard des résultats du 1er tour, c’est sans hésiter que je refuse d’accepter la banalisation du Front National.

Républicain et Démocrate, je ne m’y résoudrai jamais !

Un seul vote utile, le vote de conviction !

Mesdames, Messieurs,

J’ai toujours été dubitatif sur le processus des Primaires citoyennes. Les Primaires dévaluent le militantisme et consacrent la démocratie d’opinion. Elles renforcent la présidentialisation de la Vème République qui semble pourtant à bout de souffle. Les Primaires sont davantage un produit marketing calé sur le temps médiatique qu’un outil de rassemblement.

Toutefois, au nom d’une certaine vision de la « rénovation », le Parti Socialiste s’est engagé dans le processus. Les Primaires ont été inscrites au cœur de notre mode de désignation ; dont acte.

Le 29 janvier dernier, plus de 2 millions d’électeurs ont participé au 2nd tour des Primaires de la gauche et des écologistes. Benoît Hamon a été désigné, à une large majorité, candidat à l’élection présidentielle. Comme élu et citoyen de gauche, j’ai participé aux Primaires. Comme tout un chacun… j’en ai accepté les règles, et les respecte !

Ces cinq dernières années, j’ai soutenu et je continue de soutenir les avancées du quinquennat de François Hollande : la retraite à 60 ans pour 650 000 bénéficiaires, le compte pénibilité, la généralisation du tiers-payant, l’augmentation des effectifs d’enseignants dans l’Education nationale, la revalorisation des minima sociaux, le mariage pour tous, la loi Alur sur le logement, les résultats de la COP 21 pour le climat…

Je ne me suis pas reconnu dans la démarche et les coups d’éclat de ceux qui ont été surnommés les « frondeurs » au sein du Groupe Socialiste à l’Assemblée nationale.

Cependant, il faut être lucide. Notre bilan contient des réussites mais également des zones d’ombre. Sinon nous n’en serions pas arrivés là.

Je ne souscris pas entièrement à l’ensemble des propositions de Benoît Hamon. Pour autant, c’est un projet politique audacieux et d’avenir. La gauche doit se réinventer pour faire face aux injustices et aux désordres d’un monde nouveau et instable. Il apporte des réponses innovantes en matière de politique européenne, de transition écologique, de rapport au travail, de transformation des services publics et de défense du modèle social républicain.

Au 1er tour de l’élection présidentielle, il n’y a qu’un seul vote utile : le vote de conviction !

Quel autre candidat que Benoît Hamon défend l’héritage et l’avenir de notre mouvement ? A mes yeux, aucun.

J’ai débuté mon engagement politique dans le cycle d’Epinay qui est en train de s’effondrer. Cela produit beaucoup d’interrogations. Cependant, notre destin demeure collectif. J’en garde la certitude. Il l’a toujours été. L’histoire le prouve, dans les victoires comme dans les défaites. Il n’y a pas de sauvetage individuel ou si peu…

Je ne donne aucune leçon à quiconque. Mais il me paraissait important, dans les circonstances actuelles, d’exprimer ma position. Je suis de gauche. Je suis socialiste. Je continue de m’inscrire dans le Parti de Jaurès, Blum et Mitterrand, « convaincus, jusqu’au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison ».

Pour ces raisons, le 23 avril prochain, je voterai pour le candidat de la Primaire de gauche et des écologistes. Je voterai Benoît Hamon.

Didier MANIER