Archives par mot-clé : Patrick Kanner

Département du Nord : notre bilan !

A l’occasion de la Séance Plénière du 3 novembre, j’ai pu revenir sur les grandes réalisations départementales du mandat 2011-2015.

Expliquer et partager le mandat que nous ont confié les Nordistes est la ligne de conduite que s’était fixée notre assemblée. Ainsi, nous avons  inauguré une nouvelle méthode de travail à travers  la mise en œuvre de la démocratie participative au Département du Nord. En 2012, les Ateliers citoyens ont rassemblé 1000 Nordistes sur le Projet Educatif Global Départemental ; en 2013, 1200 sur la mobilité pour tous et en 2014, 1700 personnes sur la thématique du bien vieillir. Le Département est désormais à la pointe de la concertation !

Nous avons profondément rénové la gouvernance départementale avec : l’organisation chaque année d’un Débat d’Orientation Politique pour  fixer de nouvelles priorités, la convention 59/62 pour rapprocher les deux départements du Nord et du Pas-de-Calais, le nouveau dialogue avec les territoires à travers les contrats d’aménagement et de développement durable ou encore les rencontres des trois exécutifs régionaux.

Le Département est devenu une grande collectivité de projet et d’innovations au service d’un Nord fort et solidaire.

Le Nord fort que nous avons impulsé est un Nord bâtisseur. Nous avons réalisé des investissements considérables en matière d’infrastructures dans tous les territoires avec des opérations emblématiques comme le contournement de Pont-à-Marcq, du Cateau-Cambrésis ou Borres-Pradelles. Nous avons également débloqué des investissements remarquables en matière de collèges : depuis 2011, huit nouveaux collèges ont été inaugurés. Nous avons encore investi au service des communes nordistes : 454 opérations ont été financées au titre du Fonds Départemental pour l’Aménagement du Nord (volet local) pour un montant de plus de 48 millions d’euros. L’impact de l’investissement n’est pas négligeable : un million d’euros investi représente 10 emplois créés, durables et non délocalisables !

Le Nord fort que nous avons voulu construire est un Nord éco-responsable. C’est ainsi que le Département a travaillé sur des technologies de pointe, exemplaires en matière d’économie d’énergie à l’image du nouveau magasin ultra-moderne des Archives départementales, l’un des tous premiers bâtiments à énergie positive de la région !

Le Nord fort que nous avons souhaité bâtir est un Nord attractif. Pour cela, des partenariats d’excellence ont été signés avec de grands acteurs culturels mais aussi des clubs sportifs de première catégorie qui contribuent à l’image positive de notre département !

Le Nord fort que nous défendons est un Nord qui prépare l’avenir de sa jeunesse. En plus des moyens injectés pour la reconstruction, la réhabilitation et l’entretien des les collèges, nous avons maintenu l’ensemble de nos politiques volontaristes pour les collégiens et leur famille (gratuité du transport scolaire, aides à la demi-pension, bourses départementales, etc). Nous avons même innové avec la mise en place du Projet Educatif Global Départemental, le premier du genre au plan national !

Le Nord fort que nous avons imaginé est un Nord créateur d’emplois. Depuis 2011, le Département a mis en place une politique tournée vers l’activité économique avec de nombreux outils : les structures d’accompagnement, les ruches, les clauses sociales qui ont permis de proposer 250 000 heures de travail aux Nordistes en 2013 sur les chantiers départementaux !

Avec le poumon de l’activité économique, nous avons mis le social au coeur de notre action. L’idée d’un Nord fort n’a jamais été séparée de l’idée d’un Nord solidaire. Les deux sont liés. Il ne peut y avoir de société solide et prospère sans lutte contre les inégalités. Un Nord solidaire, c’est un Nord qui accompagne chacun dans un parcours d’insertion adapté. C’est un Nord qui porte l’exigence d’égalité réelle pour les personnes en situation de handicap. C’est une collectivité qui prend soin de l’enfance et qui combat toutes les exclusions.

Aujourd’hui, nous devons continuer d’agir pour un Nord ambitieux et innovant. Il faut poursuivre nos réflexions dans les domaines de l’agriculture et du développement rural, de la solidarité entre les territoires, d’environnement et de transition énergétique, de tourisme, d’Economie Sociale et Solidaire.

Le Nord doit continuer à faire preuve de volontarisme en matière de grands projets structurants à l’image du Canal Seine Nord, porteur d’emplois et d’espoir !

Continuons le travail pour un Nord fort et solidaire !

Eléction à la Présidence du Conseil général

J’ai été élu aujourd’hui Président du Conseil Général du Nord.

Mes premiers mots ont été pour saluer le travail de mon prédécesseur, qui reste conseiller général de Lille Sud-Ouest.

La nomination de Patrick Kanner au Gouvernement est une nouvelle importante pour notre Département et au-delà pour tous les défenseurs de la décentralisation. 

J’ai également insisté sur la gravité de la crise économique et sociale que traverse le pays et le rôle essentiel des collectivités locales et notamment des Départements qui doivent pouvoir jouer leur rôle d’investisseur.

En effet, les Communes, Départements et Régions ne sont responsables que de 9,5 % de la dette nationale alors qu’ils assurent 75% de l’investissement public et font tourner 50% de l’activité du BTP.  Le maintien de l’investissement public local est le vrai plan de relance ! 

En ce sens,  le Canal Seine Nord-Europe sera un acte  déterminant pour le développement de nos territoires. 

Je suis ensuite revenu sur la réforme territoriale qui selon lui, doit représenter un réel progrès.

Oui à la clarification des compétences, oui aux chefs de file, oui à de nouveaux transferts de compétences justement compensés mais mille fois non aux lois de recentralisation et de « dévitalisation » des Départements

J’entends poursuivre l’action volontariste engagée pour réduire les inégalités et construire un Nord toujours plus fort et solidaire.

Retrouvez ici l’intégralité de mon intervention en Séance Plénière à l’issue de mon élection comme Président du Conseil général.

Mon passage dans l’émission La Voix est libre sur le projet de réforme territoriale

J’ai participé ce samedi matin au débat sur le projet de réforme territoriale dans l’émission La Voix est libre sur France 3 Nord Pas-de-Calais. 

Cliquez ici pour revoir le débat sur France 3 !

Capture d’écran 2014-06-07 à 11.57.21

« Rénovation urbaine: le rôle clé de Partenord Habitat »

Vous trouverez ci-dessous un article extrait de la Gazette du Nord-Pas-de-Calais qui évoque le rôle clé de Partenord Habitat dans la rénovation urbaine à Denain. Bonne lecture !

Ce 8 septembre 2009 restera dans les annales de Denain puisqu’en débloquant 100 M€, les partenaires de l’Anru ont donné le coup d’envoi de la rénovation-transformation du faubourg Duchateau. Au-delà, c’est, avec la ZFU, l’arrivée du tramway et diverses opérations en cours, un véritable retour à la vie qui se fait.

Denain, c’est quelques chiffres que l’on hésite à énumérer, par pudeur. Dans certains de ses quartiers périphériques, c’est encore pire. Songeons que 73% des habitants ne payent pas l’impôt sur le revenu, que 44% des jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi, que les chiffres du chômage grimpent à 58 % dans certaines zones. Mais Denain, c’est aussi une ZFU qui, depuis 2006, se met en place et a déjà attiré 190 entreprises, créé 450 emplois, et un tramway qui draine de plus en plus de flux, humains et financiers. La situation est donc contrastée, nourrissant le pessimisme des uns et l’optimisme des autres. En tout cas, une chose est certaine, c’est que toutes les personnalités signataires de cette opération Anru 1 sont d’accord pour se retrousser les manches et faire de cette rénovation transformation du faubourg Duchateau, le démarrage d’un nouveau Denain.

Le rôle clé de Partenord

Avec 45 M€ de participation à la dépense totale, la plus importante de toutes avec l’Anru (22 M€), Partenord Habitat se place tout de suite en pôle position de l’opération. Le bailleur social lié au Conseil général, n’est pas là par hasard. Il en est à la 14e convention sur 16 prévues, assumant la destruction de 1 800 logements et la reconstruction de 2 000. Sur ce faubourg Duchateau, isolé par l’A2 et l’Escaut du reste de Denain, Didier Manier, président de Partenord, a soufflé le chaud et le froid. Le chaud en affirmant qu’il allait y mettre les moyens et la qualité : « Il y aura des sites associés donc on ne craindra pas une trop grande concentration, il y aura du HQE et de la basse consommation, on va anticiper sur les normes ! » Et le froid… : « Les bailleurs travaillent mais ne peuvent suppléer au désengagement de certains (ndr : comprenez l’Etat). Depuis la première la convention ANRU à Roubaix, la participation financière de l ‘Anru n’a cessé de baisser. Et le budget logement est lui aussi en baisse. Nous sommes très inquiets. Heureusement qu’il y a la délégation à la pierre donnée aux collectivités locales, mais si la réforme des collectivités territoriales supprime la clause de compétence générale, les collectivités et nous-mêmes ne pourrons plus intervenir en matière de logements. Qui le fera ?

Une rénovation complète

Le faubourg Duchateau sera la proie des grues et pelleteuses plusieurs années. Tout devrait démarrer en 2011 et s’achever en 2014, la phase la plus intensive se situant en 2012 et 2013. En résumé, 251 logements détruits et reconstruits, la plupart sur site, 329 logements réhabilités, 204 en accession à la propriété au nom de la mixité sociale, des voiries nouvelles dont la ferme Thonville qui valorisera l’entrée de la ville, des travaux au centre social rénové (265 000 € par le Conseil général), une école maternelle reconstruite. L’amélioration de l’habitat – phare de cette opération Anru – aura aussi mobilisé 5 M€ à la CA Porte du Hainaut.

Si tout cela procurera incontestablement de l’emploi sur place, les partenaires souhaitent aussi que cela se prolonge par des emplois durables, non liés aux chantiers, synonyme d’un véritable relèvement de cette ville qui fut l’une des plus riches de France du temps d’Usinor.

Quant au détail du calendrier : début 2011, les voiries et les espaces publics devraient être attaqués. Les six premiers mois de cette année, les 251 logements commenceront à être construits (par Partenord Habitat), la démolition de trois immeubles sera enclenchée quand les premiers habitants reviendront; 177 logements seront alors encours sur les lieux mêmes, 74 ailleurs, dans le faubourg, mais aussi en centre-ville et à Bellevue (autre quartier rénové). Enfin, 204 logements seront construits dont 72 par des bailleurs privés. Quant à la rénovation de la ferme20Thonville, par Demathieu et Baert, elle sera l’objet d’un investissement financier total de 9,8 M€, finançant aussi la réhabilitation d’une maison de quartier, des écoles Sévigné et Branly et du foyer Condevaux.

La « justice rétablie » !

Avant que le sous-préfet Marc Burg ne souligne assez longuement que l’Etat n’avait pas tous les torts, le président de Région, Daniel Percheron, pointait du doigt avec son habituelle faconde quelques aspects (politiques) sensibles de l’opération. D’abord qu’avec 100 M€ consacrés à cette opération, la »Justice était rétablie » : « C’est un événement considérable, c’est un chiffre de reconstruction ». Car, « quand l’économie s’en va avec 400 000 emplois disparus dans quatre secteurs d’activité cumulés, il faut des années pour que cela reparte (…) Cela n’est pas par hasard si l’inventeur de l’a politique de la ville est du Nord : Jean-Louis Borloo ! Avec deux chiffres : 1.4 milliard d’euros d’investissement de la Région générant 4 milliards de travaux, il savait de quoi il parlait. (…) Et s’il y a de la vie à Denain, c’est parce que l’Etat l’a décidé et que les élus locaux et régionaux l’ont permis !

L’Etat présent !

L’Etat, c’est encore de lui que Marc Burg parlait au micro encore chaud de la prestation du président de Région. Il s’agissait en fait de rétablir la balance entre le decrescendo de l’Etat, vérifiable dans les simples chiffres, mais son évidente présence dans des secteurs phare de la vie régionale. Il dépense plus de 900 M€ dans le Nord Pas de Calais dont 600 sur le Nord et 170 sur l’arrondissement du Valenciennois, et via l’ANRU- 22 sur Denain. Le Nord recense 30 grands dossiers Anru dont 10 sur le Valenciennois. Marc Burg précisait aussi qu’il ne fallait pas oublier la politique de la ville qui, en dehors des opérations Anru, coûte à l’Etat 4 M€ et contribue au développement urbain et la cohésion sociale. Denain bénéficie aussi du plan « Espoir banlieues » par l’action de cinq délégués mandatés par la préfecture de Valenciennes. A tout ceci, il faut ajouter la zone franche urbaine (2006) qui pour l’instant a attiré 190 PME créées (donc sans compter les autres), 450 emplois locaux, les exonérations de cotisations sociales représentant à l’heure actuelle 580 M€, « dont se prive l’Etat’ soulignait Marc Burg. Il enfonçait encore le clou (dépense de 300 000 € au titre de la dépollution à Denain), rappelant que l’aide à la pierre consentie aux collectivités locales était elle aussi le fait de l’Etat, que la requalification urbaine du centre-ville visant à éradiquer l’insalubrité se ferait avec l’Etat (la concertation avec les élus locaux va être enclenchée), et qu’il fallait souscrire au plan naturel de l’habitat ancien dégradé.

Les signataires : Marc Burg (sous-préfet). Daniel Percheron (président de Région). Patrick Kanner (Conseil général), Alain Bocquet (président de la CAPH), Patrick Roy (maire de Denain). Marc Desjardins (directeur régional de la CDC), Didier Manier (président de Partenord Habitat), Pascal Martin-Gousset (directeur général Anru), Jean-Luc Bart, président de la CAF de Valenciennes.

Financement

Les hauteurs de financement (en millions d’euros) : Partenord 45 (dont 37,7 de la Caisse des dépôts); Anru 22; Région 8,8; CAPH 5,1; Denain 3,2; la CAF 280 000 euros; conseil général du Nord 270 000 euros. Autres : 15,2 (dont 10,4 d’investissements de promoteurs pour les opérations d’accession sociale). Le coût total est de 100 106 619 €.

Ils ont dit

Daniel Percheron, président de Région : « Ici, 73% des gens ne payent pas l’impôt sur le revenu, nous voici dans l’autre France ! (…) . Ici, 4 milliards de travaux, c’est 5 % du PIB de notre région pour la renaissance des villes ».

Alain Bocquet, président de la CAPH
: « La CAPH dépense ici 5 M€ (….), de plus elle est la agglo à avoir mis en place la prime à l’accession, nous nous occupons de 400 logements par an. »

Patrick Kanner, vice-président du conseil général du Nord : « Nos interventions sont de 762 M€ sur 35 sites ANRU. Si l’on y rajoutait Partenord Habitat, cela ferait du Nord, la plus importante collectivité financière de France. »

Tous ont souligné l’excellence du partenariat entre intervenants.