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Fermeture du site Sodemeca-Michelin à Noyelles Lès Seclin

Manifestation Sodemeca-Michelin

A l’occasion de la Séance plénière du Conseil Général du lundi 29 juin, j’ai fait part de l’indignation du groupe socialiste face à la fermeture du site Sodemeca-Michelin de Noyelles-Lès-Seclin.

Vous trouverez ci-dessous mon intervention à l’occasion des questions d’actualité.

Monsieur le Président, Mes chers Collègues,

En début d’année, l’Etat décide de soutenir la filière automobile, avec un plan de relance qui s’élève à plus de 6,5 milliards d’euros. Aujourd’hui nous pouvons nous demander ce que font les entreprises avec cet argent

Nous assistons à des licenciements, des déstructurations, à la fermeture de sites.

L’exemple de la fermeture du site Sodemeca-Michelin à Noyelles-les-Seclin est parfaitement révélateur de cette situation.

Voici un site performant, avec une main d’œuvre reconnue pour sa qualité. Pendant des mois, les salariés ont accepté une pression incroyable pour augmenter le rythme de production et donc le chiffre d’affaires.

Subitement, on les félicite et on leur ferme la porte au nez pour leur donner rendez-vous à Clermont-Ferrand !

La colère des salariés est parfaitement légitime.

La délocalisation est déjà la preuve de la rentabilité de cette unité de production. Mais elle est aussi la preuve que le groupe veut faire des économies d’échelles en faisant fi des conséquences humaines de cette décision.

Personne ne s’y trompe, il s’agit bien de licenciements déguisés et d’une fermeture péremptoire. 276 familles sont touchées par la disparition du site.

Dans le même temps, Michelin annonce la suppression de 3500 emplois en France, mais envisage d’investir 100millions d’euros pour son secteur recherche.

Enfin, dans la série des discours paradoxaux, comment expliquer qu’il est possible de supprimer 3500 emplois, sans procéder à aucun licenciement et d’annoncer dans le même temps que le Groupe embauchera 500 personnes !

On se moque du monde. C’est clair !

Il y a un scandale à traiter ainsi nos salariés, un scandale à présenter les choses de façon incohérence, un scandale à se servir de la crise et du désarroi ambiant pour avoir un comportement contraire à toute éthique d’entreprise.

Ma question, Monsieur le Président, est donc de savoir de quelle façon le Conseil Général peut s’y prendre pour dénoncer de tels agissements. Comment inciter l’Etat à vérifier le bon usage des aides financières qu’il apporte à la filière automobile, afin de ne pas cautionner, ni financer des décisions aussi injustes.