TRANSPORTS ET MOBILITÉ : POUR LA RENTRÉE C’EST UN ZÉRO POINTÉ !

Le 4 juillet dernier, la majorité départementale a décidé d’une évolution sans précédent de l’offre de transport du réseau Arc en Ciel.

Sur l’ensemble du département du Nord, 550 lignes sont ainsi supprimées, 137 lignes voient leur périodicité réduite et 42 lignes sont fusionnées. Les changements sont loin d’être anodins.

Une réduction de l’offre de transport qui vient ici s’ajouter à la disparition de la gratuité du transport scolaire pour les collégiens habitant en zone urbaine et à l’augmentation des tarifs du réseau Arc en Ciel.

Si dans cette période de forte contrainte budgétaire, certains ajustements sur l’offre de transport étaient sans doute nécessaires et légitimes, nous dénonçons la méthode, l’ampleur des changements et l’absence de vision globale en matière de mobilité.

La méthode

Ces changements ont été opérés sans aucune concertation puisque, dans le même temps, décision a été prise de supprimer les Comités d’usagers sensés associer les Nordistes à la construction des politiques du Département en matière de mobilité.

Une décision qui tranche avec l’initiative entreprise en 2013 de co-construire dans le cadre des Ateliers Citoyens avec plus de 1600 nordistes le « Schéma Liberté Mobilité 2030 » assorti d’un plan d’action détaillé de 50 mesures.

L’ampleur des changements

L’évolution régulière de l’offre de transport du réseau Arc en Ciel est nécessaire pour s’adapter aux besoins des Nordistes et veiller à la bonne utilisation de l’argent public. Pour autant, nous dénonçons ici une décision démesurée qui ne tient pas compte des besoins réels du monde rural.

Faire des économies budgétaires, voilà le premier objectif de ces suppressions de lignes de bus. Plus de charges pour les Nordistes pour moins de services publics, voilà la ligne de conduite de la droite départementale.

L’absence de vision globale en matière de mobilité

Avec la disparition de 550 lignes sur le territoire, la droite laisse des centaines de Nordistes sur le bord de la route sans leur offrir la moindre solution. Un nouveau désengagement qui touche une nouvelle fois les plus fragiles (les demandeurs d’emploi, les personnes âgées et les jeunes).

Pourtant, face à la faible fréquentation de certaines lignes, des solutions existent. Faut-il rappeler que sous la précédente mandature, la gauche avait été à l’initiative d’un large appel à projets mobilité pour soutenir le développement de solutions alternatives telles que le transport à la demande ou le développement du covoiturage ?

La politique en matière de transport et de mobilité est à l’image du mot d’ordre de la droite départementale depuis 18 mois : diminuer les services publics rendus aux Nordistes avec comme seule méthode la règle à calcul.

Face au triste constat d’un Département sans projet d’avenir, ni ligne directrice, comment ne pas citer cet extrait de l’interview de Jean-Paul Delevoye parue le 2 septembre dernier dans le journal Le Monde : « Au moment où les émotions donnent naissance à des mouvements politiques imprévisibles, les élus deviennent de plus en plus gestionnaires et de moins en moins visionnaires ».

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