Voix du Nord Armentières : Partenord, premier bailleur social de la ville, a des projets originaux

crédits photo Voix du Nord
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Plus d’un foyer armentiérois sur dix est locataire de Partenord qui est, avec 999 logements, le premier bailleur social de la ville. Et, dans les mois qui viennent, cette position ne fera que se renforcer. L’office d’HLM du Département a en effet plusieurs projets de construction de logements neufs dont un à la frontière belge, rue Marcel-Wramour et rangée Dumez. Autre projet : l’implantation de l’agence territoriale de Partenord rue Jules-Lebleu, près de l’ancienne gendarmerie.

 Par Bruno Trigalet

 

Dans les années 80 et 90, Partenord avait une agence territoriale (chargée du territoire Bailleul – Armentières – Val de Lys) à Armentières, au rez-de-chaussée de sa résidence Île-de-Flandre. Cette agence a fermé en 1997 pour laisser place à un point service destiné aux locataires d’Armentières.

Quelque temps après la fermeture de la gendarmerie de la rue Jules-Lebleu, il y a cinq ans, Partenord a investi une partie de l’immeuble pour y installer provisoirement une agence. Provisoirement, car Partenord s’apprête à construire une « vraie » agence, sur le terrain qui lui appartient sur l’emprise de sa résidence Jules-Lebleu, juste à côté de l’ancienne gendarmerie. « Et il s’agira de la première agence, sur les dix dont Partenord dispose dans le département, à avoir à la fois une ossature en bois et à être BBC, c’est-à-dire bâtiment basse consommation » se réjouit Éric Foulon, directeur du territoire Partenord métropole Val-de-Lys qui gère un parc de 3 030 logements. Les travaux de terrassement ont déjà commencé, mettant au jour d’ailleurs un ancien mur d’enceinte qui devait dépendre, jadis, de la résidence Mahieu, cette dernière ayant d’ailleurs fait l’objet, on s’en souvient, d’un travail de réhabilitation remarquable de la part de Partenord. « Les fondations devraient être terminées en mars, précise M. Foulon, le gros oeuvre sera fait d’avril à juillet-août et on espère une livraison dans le dernier trimestre de cette année ».

Dans cette agence de conception très moderne (voir le plan ci-dessous) dû au cabinet d’architecte JBC, travailleront 7 personnes. Le bâtiment, à la toiture profilée et laissant voir de grandes surfaces de verre et de bois, sera de forme triangulaire et se situera à l’angle de la rue Jules-Lebleu et de l’actuelle chaussée d’accès à la gendarmerie. « Pour l’horizon 2016, on en viendra ensuite au projet de construction de six bâtiments accueillant 83 logements à l’endroit où, actuellement, se trouve l’ancienne gendarmerie, laquelle sera démolie » explique M. Foulon.

Mais avant cela, Partenord aura terminé un autre projet très séduisant à plus d’un titre.

À la frontière

Il s’agira d’un ensemble de dix maisons individuelles jumelées (T3 et T4) et de trois petits collectifs de dix appartements chacun (du T2 au T4) sur un terrain que Partenord a acheté il y a quelques années, le long de la rangée Dumez et donnant aussi rue Marcel-Wramour. Là encore, il s’agit d’un projet remarquable. D’abord par la nature de son architecture : les huit bâtiments (cinq ensembles de deux maisons jumelées et trois bâtiments de dix appartements) seront bâtis selon des normes « basse consommation d’énergie ». Ce qui explique que ces bâtiments, aux jolies couleurs et laissant apparaître de belles surfaces de bois, seront de forme cubique. Plusieurs des toits terrasses devraient d’ailleurs être végétalisés. Autre originalité : cette nouvelle résidence sortira de terre à un endroit que beaucoup imaginent en territoire belge mais qui est bel et bien en France (la moitié de la rangée Dumez, celle qui est actuellement construite, est au Bizet belge mais l’autre moitié est en France). On y accédera par une allée latérale longeant la rangée Dumez et l’entrée des voitures se fera par le côté de la rue Marcel-Wramour. Comme on est ici à la limite des deux pays, Partenord a évidemment tenu une réunion d’information franco-belge à laquelle ont assisté à la fois les élus d’Armentières (dont Bernard Haesebroeck) et ceux de Comines-Warneton, dont le bourgmestre Deleu. Ce dernier a d’ailleurs insisté pour que le style architectural ne rompe pas trop avec le tissu urbain d’aujourd’hui. Ce qui est sûr, c’est que l’arrivée de ces nouveaux habitants (premières livraisons prévues dans le deuxième semestre 2015) profitera aussi, sans doute, aux commerçants du Bizet belge !

Source : Voix du Nord édition Armentières

mercredi 13 février 2013

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